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Message aux frères et soeurs de
Sankuru Forum Otemakalanga
Contribution de notre frère Sylvain Botende :
Chers frères et
soeurs,
L’histoire du
clan Mongo remonte de plusieurs années avant l’arrivé des européens au Congo.
Elle a été transmise de générations en générations de bouche à l’oreille jusqu'à
ces jours. Beaucoup parmi eux n’ont pas grandit au village aux côtés des anciens
et par conséquent n’ont pas eu l’occasion de découvrir leur sagesse. L’exode
rural vers des grands centres urbains pour acquérir une portion d’instruction et
le travail aurait été la cause de l’éloignement. En la mettant noir sur blanc,
j’ai voulu renvoyer au calendre grec cette pratique verbale et donner la chance
aux générations futures de cultiver la sagesse des anciens. Je voudrais dire,
que la connaissance de l’histoire du clan permettra à cette génération et à
celles qui viendront de connaître les causes de la dislocation, les grandes
divisions ethniques, et la géopolitique de leurs agglomérations. Ceci dans le
but de leur apporter d’éclaircissements qui permettront à remédier leur
discordance.
Il faut
dire que ces ethnies occupent un vaste territoire de l’espace congolais et une
forte représentation démographique. En termes de la géopolitique, elles sont
susceptibles de consultation pour toutes les décisions qui affectent la nation.
L’instabilité politique qui sévit ces dernières années seraient résolues par la
cohésion ethnique notamment celle du clan Mongo. D’où la cohésion interethnique
étant la prélude incontournable de stabilité, le clan Mongo qui est parsemé dans
presque toute l’étendue du territoire congolais a plus d’atouts pour stabiliser
le Congo. Ceci se justifie par son histoire qui retrace son chemin à partir d’un
commun ancêtre. C’est l’une des raisons de cette bonne cohabitation qui existait
entre les ethnies issues de ce clan et qui faisait qu’elles avaient les mêmes
coutumes.
Le clan
est pour ainsi dire leur patrimoine commun, une courroie de transmission par
laquelle s’articulerait le mécanisme d’une stabilité politique, sociale et
économique du Congo. En ce temps qui court, la géopolitique étant la règle d’or
pour le partage du pouvoir, les ethnies Mongo qui représente près de 65% de la
population congolaise ont la salvatrice vocation de couler le béton pour sauver
le Congo. Ma ferme résolution est de sensibiliser les membres du clan dont il
convient de les appeler « Ana Mongo » de s’unir autour d’une volonté commune
sans compromis pour sauver les terres de leurs ancêtres. Ayant dit cela, je ne
voudrais qu’on dise que je dissocie le peuple congolais mais les circonstances
du moment l’obligent.
La
République Démocratique du Congo court le danger imminent d’expropriation par
des puissances multinationales. L’immigration de la race néolithique
naturellement nomade à la recherche des terres riches en ressources naturelles
et l’exode des congolais de souche vers l’étranger à la recherche des conditions
des vies permettent le remuement des autochtones et l’implantation des
étrangers. Cette situation devient menaçante tant sur le plan socioculturel
qu’économique et doit éveiller la conscience de tous les fils du clan qui ont la
responsabilité légitime de défendre le pays.
Je salut
chaleureusement le Sankuru Forum, ce réseau de communication qui sert
d’expression des pensées à tous les congolais de se connaître les uns, les
autres et de participer librement au débat pour discuter des problèmes de leur
pays. Quant à moi-même, je m’estime heureux d’avoir partagé avec mes confrères
du clan cette modeste connaissance qui m’a été léguée par les vieux du village.
Je leur demande tout comme moi de tirer profit de ces enseignements qui sont
cachés derrière ces comtes tous innocents dans lesquels y sont enfuis des grands
secrets de réussite. Je fais appel à la conscience des Ana Mongo qu’ils
établissent l’équilibre de rapport social et d’harmoniser leurs relations.
Ils
peuvent s’estimer heureux de connaître l’origine des ethnies auxquelles ils
appartiennent et les causes d’éclatement qui les ont projetés les uns loin des
autres. Cette histoire leur aide à comprendre leur passé et leur explique
pourquoi ils sont devenus ce qu’ils sont. Ainsi connaissant leur passé, ils
peuvent remédier à leur présent
Alors qu’ils
parcourent ces écrits, puissent-ils être pour eux une source des références et
de consultation des pensées durant l’exercice de leurs activités quotidiennes.
Qu’ils aiguisent leurs connaissances, discerne, interpelle leurs pensées, efface
des points d’interrogation et résolve leurs questions
Voici en
titre d’exemple les illustrations suivantes qui justifient ce que nous avons dit
ci-haut au sujet de cohabitation : les ethnies Topoké, Lokelé ont un même
collectivité dite : District d’Isangi qui est appelé Topoke-Lokele, les ethnies
Bambole et Bangando ont le District d’Opala, les ethnies Basoko et Mbuja ont
comme District Bumba dans la province Orientale, sous région de la Tshopo.
Celles de
la province de Bandundu au Lac Mayi ndombe, telles qu’Ekonda Mputela, Ekonda
Bikoro, Asengele, Bolia, Ntomba, Nkundo, Nkuta, Bolobo, Basuku et autres de
même origine n’ont pas connu des guerres. Celles de groupe Otekele sont restées
au Tshuapa , Boende, Befale, Mokoto, Salonga, Bokungu, Bolukutu, Mondombe,Ikela,
Bosira-Lomami, Lokolia, et Jera dans la Province de l’Equateur sont demeurées
en relations de bon voisinage.
Par contre celles du Kasaï ont constamment eu des divergences conflictuelles à
cause de disparité d’origine et des coutumes. On citera par exemple des ethnies
Batetela et Lulua dans la province du Kasaï Orientale où le chef lieu de Lusambo
a été transféré à Luluabourg par les colons belges. Les anciens racontent qu’à
l’époque de Ngongo Leteta, il eut des affrontements de guerres entre les deux
groupes ethniques qui décimaient des populations entières. Les colonnes de
Basambala du chef Ngongo Leteta qui s’allia à celle des Basonge du chef Lupungu
en raison de leur descendance ont ravagé en plusieurs vagues opérées le
territoire Lulua
Ces
illustrations confirment que la cohabitation bien structurée doit être la
préoccupation primordiale de l’administration territoriale. Au de là des
diversités ethniques au sein du clan et des limites de leurs collectivités qui
ont été tracées par le colonisateur belge, les Ana Mongo doivent comprendre
qu’ils doivent s’unir pour sauvegarder leur incalculable richesse culturelle qui
se fait sapée par les étrangers. C’est en vertu de la sagesse léguée par leurs
ancêtres que je hausse la voix que leur réussite dépendra de la mise en
application des principes fondamentaux de l’unité.
INTRODUCTION
A LA MATIERE
Pour des
raisons d’efficacité, je vais repartir ce récit en deux volets. Le premier
explique les causes d’éclatement du clan, le déplacement et leur position
géographique actuelle.
Le second est
consacré aux comtes de sagesse qui ont été minutieusement sélectionnés pour
servir de méditation et de guide aux réflexions devant des circonstances
particulières.
Allez-y
apprendre, mon bonhomme la connaissance de l’homme blanc, et revenez le soir
apprendre celle de chez nous, me disait la grand-mère. Ce n’est qu’après que je
me suis réalisé l’importance de ces comtes tout innocents, si naïfs auxquels y
étaient cachés des grands secrets de la vie. Certains de leurs problèmes sociaux
trouveront solutions grâce à la sagesse cachée dans ces comtes car là où la
civilisation européenne a échoué, la sagesse africaine a réussi. Ecoutez-les
donc avec patience !
Je m’en vais
avant tout, vous dire une histoire vraie, un cas réel d’un des mes jeunes frères
qui vivait en concubinage avec une fille qui mourut des complications de
grossesse alors qu’ils n’étaient pas reconnus mari et femme. La fille était de
l’ethnie Ntomba et le garçon de l’ethnie Lokele. Les parents de la fille
exigeaient la dote avant l’enterrement de leur fille. Un problème difficile à
résoudre qui ne pouvait être compris que par les Africains mais semblerait
utopique chez les Européens. Je me suis interposé à calmer la colère avec brio,
car je savais que Ntomba et Lokele sont issus de même clan. Mon intervention fut
nourrit d’acclamations car je savais s’y prendre coutumièrement selon que les
deux ethnies venaient du même clan et personne d’entre elles n’avait le droit de
verser le sang de l’autre!
Ce que voulait
réellement la famille de la fille était qu’en mariant le garçon à leur fille
avant l’enterrement, l’esprit de leur fille emporterait avec elle son mari. En
quelque sorte la famille de la fille voulait venger leur fille. C’est une bonne
chose que de posséder l’éducation et c’est une autre que de posséder la sagesse.
La sagesse assoit les pieds sur terre tandis que l’éducation maintient la tête
sur les épaules et pieds à l’air.
Je dédie le
mérite de ce document à la mémoire de « Ndeke » cette grand-mère qui a su garder
soigneusement l’histoire de son clan ainsi que les comtes de sagesse des
anciens, elle qui a longtemps vécu, beaucoup entendu et beaucoup vu. Elle qui
fut au centre de l’unité de famille et donnait des conseils à tous les membres.
Les anciens aident les jeunes à comprendre le passé. Grâce à eux, l’équilibre de
la famille dans le rapport entre les membres est maintenu. Ils expliquent que
les morts, les vivants et ceux qui vont naître sont toujours et partout présents
reliés par des critères hiérarchiques et par la transmission des connaissances
stables et imperturbables.
Le contre poids
étant assuré, jamais un problème ne se développait jusqu'à mettre en périr la
structure interne de la famille. Dans nos coutumes, le centre de gravité est le
patriarche autour duquel se réunissent les membres de famille. Les anciens
savaient plusieurs techniques : méditation, oracles, observation des autres par
lesquelles ils savaient les lois d’harmonie avec la nature. La position des
pieds sur terre, en stationnement comme en mouvement, le balancement des bras,
la position de la tête, la manière de parler, les choses auxquelles l’individu
s’intéresse, sont des petits signes qui permettaient aux anciens de le
connaître.
Ce fut là, une
des raisons de survie des familles africaines, donc vivre en en harmonie avec la
nature. Ils aidaient les jeunes à comprendre le passé et prodiguaient des
conseils qui conduisaient leur mode de vie. Les cimetières n’étaient pas loin
des maisons des vivants parce que les morts gardaient toujours leurs places dans
la famille recevant attention, respect et on leur apportait de la nourriture,
boisson, sacrifice et on demandait leur opinion pendant des moments difficiles
et on leur remerciait en cas des satisfactions. Tout ceci, mes chers frères de
clan sont des connaissances qui m’ont été léguées par ma grand-mère que je me
fais le plaisir jusqu’au plus profond de moi-même de partager très volontiers
avec tous les lecteurs de près ou de loin.
CHAPITRE I –
L’implantation du clan Mongo.
Au cœur de
l’Afrique en République Démocratique du Congo se trouvent plusieurs groupes
ethniques dispersés dans presque toutes les régions du pays et qui ont l’ancêtre
commun. On les appelle « les enfants de Mongo » ce qui se traduit dans tous les
dialectes de ces groupes ethniques « Ana Mongo » Il faut dire que 65% du
peuplement du Congo est composé des « Ana Mongo » qui sont issus de Mongo leur
ancêtre commun. La phonétique, la dialectique, les coutumes sont les mêmes chez
toutes ces ethnies.
Il y a de cela
quelques siècles, ces groupes ethniques vivaient ensemble sous la bienveillance
du patriarche Mongo dans la région de l’Equateur. Vers les années 1400 un groupe
des familles venu du Nord du rivière Nil s’était établi en plein cœur du Congo
dans la région de l’Equateur au milieu de l’immense foret équatorial, et des
rivières qui baignent et rendent fertile le sol. On y put croire un paradis, un
véritable parc naturel qui finit par attirer les appétits des colons belges.
La région était
abondée des parcs naturels ou vivent les animaux tel que le parc de Salonga
ainsi que des rivières poissonneuses qui la baigne. Cela explique le régime
riche en protéine qui facilite le taux de croissance rapide de natalité de ces
ethnies. Ces ethnies vivent aujourd’hui séparées les unes des autres. Comment
par quel diable était-il arrivé bien qu’il faille un long feuilleton le clan a
été disloqué ! Peut-être ces ethnies ne se seraient pas séparées longtemps n’eut
été l’arrivée de l’homme blanc car les limites de leurs localités ont été
renforcées par le colonisateur.
Aujourd’hui le
besoin de comprendre l’histoire de leur clan se fait sentir, chez tous les « Ana
Mongo » Ils cherchent à comprendre l’histoire de leur clan à ce temps troublé
par des guerres et cela pour quelle raison ? Peut-être veulent-ils faire face au
courent destructeur qui souffle à l’est et au nord du pays. Contrairement à ce
que je me disais, j’ai décidé de sortir de mon silence pour écrire ce récit dans
le but d’apporter ma moindre contribution à la renaissance du clan.
Tout a commencé
par ma participation au Forum de Sankuru, lors d’un sujet saillant que beaucoup
se rappellent au sujet d’un confrère qui traitait les autres d’Eswe parce qu’il
était d’Ekonda que beaucoup m’ont demandé de mettre sur papier ce que je
connaissais de l’histoire du clan. Je remercie les confrères qui m’ont ecrit en
ce moment pour m’encourager par les éloges et grâce à eux j’ai eu le courage de
mettre sur papier ce texte. Se faisant, le lecteur trouvera non seulement à ce
récit l’histoire passionnante d’un clan ruiné mais également les comptes et
proverbes de sagesse. Comme il convient de le souligner, les anciens
renfermaient les secrets de leurs connaissances dans des chansons et des comtes.
Ainsi il y avait des chants des guerres, d’intronisation au pouvoir, de mariage,
d’initiation, de naissance, de la mort et de travail.
TITRE I-
Naissance des conflits.
Les dérivés du
clan Mongo se retrouvent presque dans tout le territoire de la République
Démocratique du Congo. Le clan a été divisé en quatre principaux groupes ; Il
s’agit de groupe " Otekele " Ankutshu la Membele" Ekonda ‘’ Ombolo’’. Ce
furent des enfants Nkoy chefs des files du patriarche qui nourrissaient et
défendaient le clan contre des ennemis. Le clan habitait dans la région de
l’équateur le long de la rivière Tshuapa(Luapa) dans l’intense foret équatorial.
Pendant longtemps les membres du clan vivaient en harmonie sous l’autorité du
patriarche. Comment la maladie du patriarche a conduit à la dislocation et à la
dispersion de ses membres ?
Il est dit
qu’un des enfants du clan ci-haut cité a joué au malin et devint l’auteur de
dislocation et cela à cause de ses ambitions malveillantes d’hériter la
succession du patriarche.
Je m’en vais
vous dire pourquoi ? Le patriarche Mongo devint malade et l’un de ses fils
ci-dessus était l’ami personnel du féticheur de la court. Celui-ci s’était
comploté avec le féticheur pour qu’il lui soit attribué la succession du trône
après la mort de leur Père. La chose ne sera pas facile lui répondit le
féticheur car dit-il, il y a beaucoup des enfants et que chacun voudrait le
devenir. Le féticheur demandât au patriarche de rassembler tous les enfants
chasseurs et qu’il allait lui signifier ce qu’il lui faudrait pour sa guérison.
Ce sera la tête d’une antilope vivante qu’il allait demander au malade devant
ses enfants, une épreuve redoutable à réaliser en si peu de temps. Bien avant
cela, le complice eut le temps d’attraper une antilope vivante qu’il l’a mise
cachée dans le foret en complicité avec le féticheur.
Le féticheur
annonça au patriarche qu’il lui faudra une antilope vivante pour que la tête
soit servie des remèdes ! Les fils de Mongo se lancèrent à la captivité d’une
antilope vivante pour que la remède soit faite. Une épreuve difficile aux autres
enfants qui n’avaient pas préparé. Ils partirent le matin avant la levée du
soleil et vers les après midi, le complice apparut du bout du village avec son
antilope sous les acclamations nourries des siens. Les autres familles furent
frustrées car elles savaient que celui-là bénéficierait de la bénédiction du
patriarche. Quand les autres arrivèrent avec le produit de leur chasse, ils
furent surpris par la nouvelle qu’un d’eux était déjà venu.
Mais le
patriarche ne fut pas guéri du traitement, il mourut malheureusement. Après la
mort du patriarche, le complice hérita le trône, mais d’autres fils ne firent
pas en paix du mérite de leur frère le connaissant assez bien de son habileté de
la chasse. Mais le secret finit par apparaître, ils apprirent finalement la
vérité. Epris de colère, les autres ne supportèrent pas que leur frère qui avait
triché soit à la place du patriarche. Ce fut l’éclatement du clan ou chaque chef
de file prit sa direction suivie par des familiales. Le clan fut donc divisé :
1-
Groupe Mongo Otekele
2-
Groupe Mongo Asengele
3-
Groupe Mongo Membele
4-
Groupe Mongo Ombolo
1-Le premier
groupe est resté dans la province de l’Equateur a Boende qui est chef lieu de
Tshuapa,, Salonga, Befale, Mokoto. Bokungu, Bolukutu, Mondombe, Bosira Lomami,
Lokolia, Jara, Luila, Momboyo et Bongandanga etc…
2-Le deuxième a
Bandundu plus précisément Ntomba, Basengele, Ekonda Mputela, Ekonda Bikoro,
Nkutu, Bolia et Bolobo, Kiri etc….
3-Le troisième
groupe est remonté en amont par les rivières Loomela. Ceux qui ont remonté le
long de la rivière Loomela jusqu’au Kasaï dans le Sankuru sont : Otetela,
Ndekese, Basuku, Bakusu, Basongola et Basonge. -
4-Le quatrième
groupe est remonté le long de la rivière Tshuapa jusqu'à Kisangani dont : Mbole,
Lokelé, Topoké, Ngando, Basoko etc.. Tandis que ceux qui sont descendus en aval
se retrouvent dans la province de Bandundu.
Je vais plus
parler du troisième groupe car c’est en raison des querelles et des déchirements
qui s’en suivront pendant son déplacement.
Le groupe
Membele comme j’ai dit ci-haut a remonté en amont par rivière Lomela jusqu’au
plateau de Nyambo-wadi, où ils s’installèrent pendant quelques années. Les
années passèrent et Membele mourut de la morsure du serpent et son fils aîné
Ankutshu pris la place de son Père. Ankutshu avait 3 enfants qui sont :
·
Ndjovu
·
Watambulu
·
Ngandu
A la mort d’Ankutshu
le groupe devrait designer le successeur selon qu’il s’agira d’un des trois
fils. Pour se faire, les trois fils devaient passer par une épreuve de force. Il
y avait sur la piste qui menait à la source d’eau potable, une grosse pierre qui
barrait littéralement la pistes aux femmes qui revenaient de la source avec des
calebasses sur la tête. Parfois il arrivait que la calebasse tombe et cela
faisait tort aux femmes du village. Les sages eurent à demander aux trois fils
d’aller un après l’autre déplacer du chemin la pierre, celui qui réussira
prendra la canne de l’autorité. L’aîné fut parti pour déplacer la pierre mais il
ne pu pas. Le second a son tour fut parti mais ne pu rien non plus.
Et voici que le
cadet que sa maman lui a confié le secret de la poudre à déverser sur la pierre
avant de donner le coup a la pierre a réussi à la morceler et à la déplacer de
la piste. Ce fut une grande humiliation ressentie par ses frères devant la
foule. Mais le rire mimique de la femme du vainqueur a déclenché des bagarres
parmi les membres du clan et il eut beaucoup des blessés et des morts. Allez-y
voir le lieu ou ceci s’était passe, jusqu’aujourd’hui l’herbe ne pousse pas
encore. Les trois enfants se séparèrent pour former plus tard chacun son
groupement dont ils sont parsemés dans le Sankuru et qui sont appelés « Ankutshu
la Membele », c’est a dire les enfants d’Ankutshu fils de Membele. Il est à
retenir que les ethnies qui sont issues du clan Mongo ont les taux de
pourcentage élèves de natalité à cause de leur régime alimentaire qui cadre avec
leur culture.
CHAPITRE II-
LA GEOPOLITIQUE.
La Province du
Katanga on trouve :
Ø
Les Basonge.-
La Province
Orientale on trouve :
Ø
les Topoke,
Ø
les Lokele avec ses
sous divisions à savoir : 1) Bolombo, 2) Loila
Ø
les Bambole,
Ø
les Mongando
Ø
les Basoko
La Province de
Maniema on trouve:
Ø
les Bakusu,
Ø
les Basongola,
Ø
les Bazimba,
Ø
les Barega
La Province du
Kasaï Oriental on trouve :
Ø
les Batetela
Ø
les Basuku
Ø
les Basonge
Ø
les Ndekese
La Province de
l’Equateur
Ø
les Mongo dans le
District de Tshuapa, Salonga, Boende, Befale, Mokoto, Bokungu, Bolukutu,
Lokolia, Mondombe, Bosiralomami, Jera et Ikela.
Ø
les Libindja
Ø
les Ngombe
La Province de
Bandundu Lac Mayi Ndombe.
Ø
les Nkundo
Ø
les Ntomba
Ø
les Ekonda Mputela
Ø
les Ekonda Bikoro
Ø
les Nkutu
Ø
les Bolia
Ø
les Basengele
Ø
les Bakula
Ø
les Bolobo
La Province de
Bas Kongo
Ø
les Bayombe
III-
QUELQUES EXEMPLES DE LA DIALESTIQUE QUI DESIGNENT CERTAINS
POINTS.
Riz, Poisson, Banane Plantin,
Foret, Epouse
Mongo :
Bofonga nsé likon ou bakon
bokonda Wali
Otetela :
Eponga tosui likondo ou bakondo ekonda
Wali
Kundo :
Nsi likondo ou bakondo lokonda Wali
Lokele :
Bofonga Isui likondo ou bakondo lokonda
Wali
Topoke :
Bofonga Isui lihondo ou bahondo lokonda
Bogali
Le verbe
épouser une femme par exemple est pour la plus part de ces ethnies dit :« amosonge,
mosongoke, osongo » c’est à dire épouser une femme ou un homme. Tandis que la
femme mariée est appelée : « Wali » Je laisse la suite aux linguistes qui vont
nous aider à faire un travail de fond.
CHAPITRE III.-
Les comtes de sagesse.
Le serpent venimeux
Les anciens
racontent qu’il y avait entre deux villages une source qui alimentait en eau
potable les deux villages. L’un d’eux était proche de la source par rapport à
l’autre. Ce qui donnait avantage aux femmes du village proche de puiser de
l’eau par rapport à celles du village lointain. Elles arrivèrent à l’aube de
chaque matin et puisèrent tranquillement, bien tranquillement l’eau sans la
moindre perturbation. Mais quand les femmes de l’autre village arrivaient à leur
tour pour puiser l’eau, elles la trouvaient troublée qu’il fallait attendre
longtemps qu’elle se calme avant de la puiser.
Ce fut
insupportable pour elles et c’était devenu la cause des querelles entre les
habitants de deux villages. La situation avait duré longtemps. On demandât aux
femmes du village proche de la source qui nièrent toutes accusations proférées à
leur égard car elles n’avaient jamais troublé disaient-elles puisqu’elles
étaient aussi conscientes que leurs consœurs viendraient puiser de l’eau.
Innocentent comme des bébés elles, reçurent malgré elles blâment et
avertissements de la part des anciens de deux villages pour ne plus se comporter
de la sorte. Mais le lendemain matin la scène se répéta de nouveau et une
bagarre s’éclatât entre les femmes de deux villages que les hommes se sont
ralliés derrière les femmes.
Les femmes du
village proche continuèrent à nier qu’elles n’avaient jamais troublé l’eau de la
source. Les sages du village s’étaient concertés en secret et décidèrent de
monter la garde toute les nuits pendant un certain temps pour voir ce qui se
passerait quand les femmes arriveront puiser de l’eau. Les femmes du village
proche arrivèrent les premières comme d’habitude puis tranquillement sous l’œil
vigilent des sages, puisèrent de l’eau avec tout le respect et ne la troublèrent
pas du tout puis elles prirent le chemin de retour. Aussitôt qu’elles tournèrent
dos qu’un serpent s’est plongé dans l’eau et se mis à la troubler violemment.
Les sages virent cela et crièrent tous à la fois en lançant des cris
d’étonnement. La cause des disputes fut connue car un corps étranger malveillant
était à l’origine du conflit. Cette petite histoire tout innocente nous apprend
que dans la vie sociale, dans le ménage ou dans des relations individuelles une
personne de mauvaise foi peut être la cause des disputes voir même de
séparation. Ainsi dira-t-on à une telle personne malveillante « Ne soyez pas
pour nous un serpent venimeux »
L’enfant prodigue
La grand-mère
me racontât qu’il y avait dans le village un petit garçon du non de Odimba qui
était orphelin de Mère et de Père et qui n’avait que pour ami une tortue que son
Père lui recommandât avant de mourir de ne jamais se séparer d’elle et de la
traiter en amie. Odimba suivit à la lettre les recommandations de son Père et
traitait sa tortue avec soin. Tout ce qui devait entrer dans sa bouche, il
donnait également à la tortue et partout il dormait, il était avec sa tortue.
Odimba aimait jouer au tout petit tam-tam qu’il avait fabriqué de peau du lapin
qu’il avait attrapé à la chasse. Personne ne pouvait imaginer qu’il sera un jour
le héros du village.
Le village
avait un dépôt des réserves alimentaires où on entreposait des vivres pour les
jours des disettes. Les hommes forts du village montaient la garde devant la
porte de l’entrepôt sur ordre du chef de village. Le village vivait tranquille
bien tranquille jusqu'à ce qu’on trouvant un matin tous les gardes tués égorgés
et la moitié de provision emportée. Le village fut épris de peur à telle
enseigne que les habitants commencèrent à penser à quitter le village. Le chef
du village ordonnât que les gardes soient remplacés par d’autres plus
redoutables. Le lendemain ils furent trouvés pendus et déchiquetés, ce qui
augmentât la crainte des villageois.
Ils décidèrent
tous d’abandonner le village pour aller bâtir ailleurs. Pendant que les
habitants emballaient à la hâte leurs effets Odimba s’écriât devant la cours du
chef demandât au chef de calmer les habitants et de les empêcher d’emballer
leurs effets jusqu'à demain matin après qu’il eut lui-même monté garde. Le chef
ne fit pas attention à lui estimant qu’il était tout petit pour monter la garde.
Mais Odimba haussât la voix devant la cours du chef qui attirât cette fois-ci
attention. Qu’est veux-tu fils demandât le chef !
Je veux que
vous me confiiez la garde cette nuit du dépôt. Si le lendemain vous trouvez mon
corps mort, le village pourrait se disposer mais je recommande qu’il me soit
amené un régime des noix de palme sans amende bien charnue. Le chef ordonnât au
village d’attendre qu’il soit fait ce que Odimba demande avant de s’en aller. On
donna à Odimba un régime de noix de palme sans amende et il alla monter garde
accompagné de sa tortue. Tous les villageois avaient peur car ils ne pouvaient
plus supporter passer une seule nuit de plus dans ce village.
Au milieu de la
nuit, Odimba, se mis à griller sur le feu les noix de palme qui emportât dans
l’air le bon arôme de noix de palme. Le monstre sur sa route ne crut ses yeux
quand il trouvera devant la porte du dépôt ce bambin. Le jeune enfant avait
finit de griller les noix qu’il les a mis dans un plateau et il prit un et le
mis dans la carapace de la tortue par le derrière. Le monstre se mis à manger
les noix qui étaient sur le plateau et trouvât qu’ils étaient délicieux et
appétissants. Quand il finit ce qui étaient sur le plateau il exigeât d’autres
mais Odimba savait qu’il y avait le tout dernier dans le derrière de la carapace
de sa tortue qu’il eut bonnement le temps de lui gratter le dos comme pour lui
dire de serrer la carapace ! Il présentant au monstre les noix par le revers de
la tortue qui tentât de mettre le doigt pour prendre les noix et la tortue de
serrer le doigt de monstre très fort, si fort que le monstre s’est débattu pour
se libérer mais en vain.
Le petit Odimba
pendant ce temps pris son petit tam-tam et se mis à battre en chantant « Tortue,
tortue ne lâche pas, tam tam tam tortue, tortue, tortue ne lâche pas tam tam tam »
Le monstre essoufflé se jetât par terre jusqu’au matin quand les villageois
furent réveillés, quel ne fut leur étonnement de voir qu’Odimba a pu réussit à
maîtriser celui qui a tué tous les hommes forts du village. Depuis ce jour le
petit Odimba fut devenu héros du village et reconnu très jeune adjoint du chef
du village. A la mort du chef, Odimba devint tout naturellement son successeur.
Cette petite belle histoire nous dit « qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend
pas le nombre d’age. »
La fille orgueilleuse
Les anciens
racontent qu’il fut dans un village une fille nommée Djimanja. Elle était très
jolie si jolie que les garçons du village se jetaient pratiquement sur ses
jambes pour demander sa main en mariage. Il eut même des arrangements entre les
familles pour elle mais elle refusait avec un cœur farouche toutes les demandes.
Les habitants du village se consultèrent pour voir comment ils feraient pour
fléchir le cœur de Djimanja mais toujours en vain. La mère de Djimanja appelât
sa fille pour lui prodiguer des conseils qu’il était mieux pour elle d’aimer un
garçon du village que d’aimer un inconnu car disait-elle a sa fille qu’on se
connaît tous dans le village. Mais Djimanja n'a voulu céder aux conseilles de sa
maman ni de son père. Un jour Djimanja alla au marché et croisât un très beau
jeune homme qui déchirât son cœur.
Le jeune homme
demandât la main d’Djimanja en mariage qu’elle finit vite par accepter. A son
retour à la maison toute joyeuse d’avoir rencontré l’homme de sa vie, elle ne
tardât pas d’annoncer la nouvelle à sa maman qui manifestât froidement un accord
au dire de sa fille. Ma fille lui dit-elle n’as-tu pas trouvé parmi les garçons
du village ici un mari que celui que tu as rencontré dans un endroit public
comme le marché ? En tout cas ma mère aucun des garçons ici au village ne vaut
même pas le quintuple de celui que j’ai rencontré au marché, attend seulement tu
le verras dit Djimanja à sa mère. La mère ne fut pas contente de la réponse de
sa fille qui était grotesque et arrogante. Depuis ce jour la mère gardait à cœur
le sentiment de refus quant à ce mariage. Quand le jour de présentation arrivât,
le jeune homme se présentât avec tout un véhicule plein des biens matériels aux
tristes regards de tous les garçons du village.
Le père de
Djimanja acceptât sans même discuter les biens présentés par l’homme sans trop
chercher à savoir qui était réellement ce jeune homme. Sa mère quant à elle ne
voulait rien prendre et même entendre parler du mariage mais sous l’autorité de
son mari elle ne put rien pou arrêter le mariage ; et Djimanja finit par épouser
cet inconnu. La cérémonie du mariage fut terminé et on remettat à l’homme sa
femme qu’il prit avec lui. Au bout d’un certain temps de marche ils prirent le
chemin de la brousse. Djimanja fatiguée de cette longue marche commençât à
demander dans combien de temps ils arriveront. L’homme de répondre que cela
n’allait pas tarder mais ils marchaient, marchaient toujours. Ils passèrent sous
une grotte et voici que l’homme se transformât à un squelette sous l’œil étonné
de Djimanja. L’homme n’était qu’un revenant que Djimanja a aimé au marché.
Pendant longtemps Djimanja restât dans la grotte jusqu'à ce qu’un jour un
chasseur qui poursuivait son gibier découvrit Djimanja maigrie et
méconnaissable. Il la ramena au village sous les cris dérisoires du public et de
toutes les filles du village. Depuis ce jour la leçon fut apprise par le reste
des filles que « L’entêtement contre la volonté des parents apporte souvent de
malheur »
Le chimpanzé et la femme.
Une femme
portant son bébé au dos allait tout le jour déboiser ses champs sans avoir
quelqu’un à garder l’enfant pendant le travail. Elle murmurât qui peut bien
m’aider à porter l’enfant pour que je termine à déboiser les champs. Le
chimpanzé descendit de l’arbre tendu les bras à la femme qui eut peur mais d’une
voix rassurant, il lui dit je veux bien vous aider à porter l’enfant. Le
chimpanzé portât l’enfant pendant la durée du travail et à la fin du la femme
le remerciât et ce dernier le répondre : « merci mais ça ne sera pas ma faute,
ça sera votre faute ». Le jour suivant la femme revint aux champs avec son bébé
au dos puis poussât le même cri de détresse. Le chimpanzé descendit de l’arbre
tendu les bras à la femme qui lui rendu l’enfant. A la fin la femme lui
remerciât et le chimpanzé répondit de nouveau la même chose: « ça ne sera pas ma
faute, ça sera votre faute ».
La rencontre
entre le chimpanzé et la femme fut maintenue pendant longtemps jusqu'à ce que la
femme eut à dire à son mari de ce qui se passait entre elle et le chimpanzé. Le
jour suivant elle fut accompagnée de son mari ayant a la main pour tirer le
chimpanzé dans le but de se nourrir de sa viande. Mais du haut de l’arbre, le
chimpanzé appercut que la femme n’était pas venue seule aujourd’hui. Arrivée aux
champs la femme poussât le cri comme d’habitude et le chimpanzé ne tarda pas de
descendre. L’homme qui restât caché prit le fusil pour tirer sur le chimpanzé
sous l’œil averti de celui-ci. Juste au moment où il voulut appuyer sur la
gâchette, que le chimpanzé eut changé de position et la balle atteignit
l’enfant. L’homme et la femme se mirent à pleurer. Le chimpanzé du haut des
branches s’éloignât et poussa le cri « Ne vous ai-je pas dit : ça ne sera pas ma
faute mais ça sera votre faute » Ainsi il est de quelqu’un qu’on lui rende du
mal après qu’il vous a fait du bien.
La chèvre et ses enfants.
Une chèvre
mettait au monde des petits que son propriétaire allait les vendre immédiatement
après leur naissance. Cela fut ainsi pendant plusieurs fois et la chèvre restait
toujours calme. Voici que cette fois-ci, elle venait de mettre au monde que son
propriétaire est allé vendre les petits. La chèvre se mis à berler toute la
journée et toute la nuit pendant des jours et des jours. Ne voyant quoi faire
il, décidât de creuser une fossé pour la jeter dedans pour que les berlements
qui gênaient les voisins ne soient plus entendu. Là encore, elle berlat très
fort que les voisins finirent par se demander de quoi il s’agissait. Ils
demandèrent au propriétaire de la tuer ou de la déplacer loin de la communauté.
Le propriétaire répondit que la fossé était profonde et qu’il était difficile
d’atteindre maintenant la bête. Les voisins dirent à l’homme de verser de la
terre dans la fossé pour l’enterrer vivant. Ils commencèrent à jeter de la terre
mais à chaque fois qu’un lapet de terre tombait sur le dos de la chèvre,
celle-ci secouait son corps puis montait dessus ainsi de suite jusqu'à ce
qu’elle finit par émerger à la surface au grand étonnement de tous. « Voulant
enfoncer l’autre, il finira par émerger »
Un vieux
chien et son maître
Un chien
chassât toute sa vie à la satisfaction de son maître se voyait battu par son
maître pour n’avoir pas couru après un gibier que son maître voulait coûte que
coûte qu’il lui attrape le gibier. Comme il ne pouvait courir après le gibier,
son maître se mis à le fouetter durement. Voyant la douleur accentuer, le chien
répondit à son maître : Mon maître ! Mon maître ! Pourquoi me souffrez-vous ?
Toute ma vie, je vous ai attrapé beaucoup des gibiers ; et maintenant que je
suis devenu vieux que je ne peux plus vous attraper des gibiers, vous vous
mettez à me fouetter. La volonté de courir est là mais le corps est fatigué par
la vieillesse, arrête donc de me fouetter. A ce propos le maître se jeta sur son
chien lui demandant de lui en excuser. Arrête de blâmer la vieillesse car ce
n’est plus la volonté qui contrôle le corps mais c’est le corps qui contrôle la
volonté quand on est vieux.
La chèvre mystérieuse
Un homme qui
avait jolies filles ne demandait mieux ses dotes que l’homme qui pourra le
battre en épreuve énigmatique. Il en savait tellement beaucoup qu’il était
quasiment impossible de lui battre et de lui arracher ses filles. Plusieurs
garçons arrivèrent de tous les coins du monde pour passer cette épreuve mais
aucun d’eux ne réussit à le battre. La réputation de la beauté de ses filles
gagnât de village a village. Il eut dans un village, un jeune homme qui
cherchait une fille pour épouser. Il fut informe de cet homme qui avait six
filles et qui ne demandait pas mieux que celui qui le gagnerait à l’épreuve
d’énigme. Il demandât qu’on lui prête un cheval pour qu’il s’en aille à la
rencontre de l’homme. Mais le propriétaire du cheval exigeât qu’il lui soit
donne son Père en échange jusqu’il lui sera remis son cheval en bonne santé. Il
remit son Père en gage jusqu'à ce que le cheval soit remis chez le propriétaire.
Il n’avait pas non plus des beaux habits et il allat demander chez quelqu’un qui
exigeât qu’il lui soit remis sa maman en otage jusqu'à ce qu’il remit les habits
en bon état. Il donnât sa maman pour les avoir. Il prit le chemin et voici qu’en
cours de route il rencontrât une vieille maman qui se débrouillait pour soulever
son fardeau de bois de chauffe.
Il descendit du
cheval, prit le fardeau ainsi que la vieille maman sur le cheval. Quand la
vieille arriva sur le lieu ou elle devait descendre, elle fit signe et le jeune
homme la descendit du cheval. Voulant continuer son chemin la vieille lui dira
d’une voix rassurante, qu’elle savait ou il partait puis elle lui confiât un
secret. La vieille maman lui dira que la plus grande énigme que l’homme ne
pourra expliquer c’est ce que le jeune homme était lui-même. C’est à dire : « Je
monte sur le dos de mon Père et je m’habille de la peau de ma Mère » expliquez ?
. Mais quand tu gagneras, cette épreuve, il te sera présente cinq fille et une
chèvre que l’avant dernier des filles tiendra par la corde lui-dit la vieille.
C’est la chèvre que tu prendras. Quand le jeune homme sorti du bout du village
on avertissait à l’homme son visiteur ! Il ne tardât pas de passer à l’épreuve
énigmatique et réussit avec brio grâce à l’énigme préparée par la vieille maman.
Les villageois acclamèrent et on lui fit venir les filles pour qu’il choisisse
l’une d’elles. Il passât en revu les filles mais ne prit que la chèvre.
Tout le monde
fut étonne car il ne comprenait pas que le jeune homme choisirait la chèvre a la
place d’une des filles. On remettait au jeune homme la chèvre qu’il passèrent
nuit dans une maisonnette. Une nuit passât sans qu’il ait de changement, le
jeune homme et la chèvre se regardaient tous deux muets toute la nuit. Au bout
de la troisième nuit une lumière éblouissante apparut puis la chèvre se
transformât à une très belle fille qu’aucune d’elle n’était. La fille
recommandât à son mari de quitter le village la nuit même avant que son Père ne
change d’avis. Quand ils arrivèrent au village du jeune homme tout le village
admirât la beauté d’une telle créature et ne comprit comment il avait fait pour
battre le Père de la fille ! « Ainsi pour dire que le service rendu aux aines
est toujours bénéfique. »
La bague magique
Il fut dans un
village une famille qui n’avait qu’une fille du nom : Feza. Elle était
obéissante et aimée par ses parents. Son Père disait que l’homme qui prendra sa
fille en mariage ne donnera pas de dote mais devra satisfaire à l’examen qui
sera exigé par lui. Son Père lui a fait un banc arrondi qu’elle s’assit et que
son Père regardait attentivement si ses fesses remplissaient le contour de banc.
C’était la une mesure pour voir si sa fille était suffisamment grande pour le
mariage. Il remarquât un jour que les fesses de sa fille avaient couvert le
contour du banc. Il fabriquât une mystérieuse bague a l’aide d’une amende de
noix de palme et fit venir tous les garçons du village. Ils se rassemblèrent
pour écouter ce que le Père de Feza voulait leur dire. Ma fille est suffisamment
grande pour le mariage, je demande à tous les garçons de venir l’un après
l’autre essayer la bague et quiconque la bague ira dans son doigt prendra Feza
en mariage dit-il. Les garçons se mirent en fil pour essayer la bague mais aucun
d’eux n’eut la chance de satisfaire aux conditions. Il fut le tour des adultes
également mais personne n’avait satisfait à cette épreuve.
Il restât au
village un seul garçon qui fut très beau mais que sa maman des sa naissance
n’avait voulu l’exposer au public car elle avait peur que son fils ne soit
ensorcelé par les esprits malveillants. Elle lui avait cousu une peau de
vieillard qu’il portait chaque jour et que les villageois s’éloignaient à son
passage. Personne au village n’avait la moindre idée de ce qu’il était
réellement. Quand il fit approche de la table pour essayer à son tour la bague,
tout le monde s’était éloigne et Feza elle aussi. Le Père de la fille exigeât
qui lui soi autorise d’essayer la bague. Des qu’il mit le doigt dans la bague,
elle allat sans difficulté sous les mépris de tous les garçons qui commencèrent
à se moquer de la fille. Le Père de la fille fidèle a ses conditions ne changeât
pas d’avis et exigeât la fille qui se mise en pleure d’aller avec son mari.
Arrivât à la maison de son mari elle ne fut guère a l’aise car elle ne pouvait
pas dormir à cote d’un vieillard. Les jours passèrent et Feza ne se
tranquillisait pas dans son ménage. Un jour elle fut invitée à la fête dans un
village voisin et son mari lui demandât de l’accompagner. La réponse fut des
injures. Pendant qu’elle partait l’homme se dégageât de sa peau de vieillard et
s’habillât élégamment et se rendit lui aussi a la fête. Toutes les belles femmes
tombèrent littéralement aux pieds de la beauté d’un tel jeune homme.
La fête fut
ambiante et le garçon allat demander de danser avec sa propre femme sans que
celle-ci se réalise qu’il était son époux. Une intime conversation eut lieu
entre les deux a la piste. La femme tombât amoureuse de son propre mari sans
qu’elle sache que l’homme était le vieillard reste a la maison. Pendant toute la
fête elle n’était qu’avec l’homme. Une heure avant la fin de la fête l’homme
quittât pour anticiper l’arrivée de sa femme. Quand la femme arrivera à la
maison elle ne voudra plus jamais sentir du vieillard qu’elle trouvera à la
maison. Elle ne voudra même plus servir une tasse de café au vieillard. Une
autre fois Feza devait voyager dans un village lointain, l’homme la suivit et
Ils prirent même véhicule. De retour l’homme n’a put prendre le même véhicule et
la femme arriva à la maison. Quel n’était son grand étonnement quand elle
trouvera la peau sur son lit ! Après quelques heures l’homme arrivât à la maison
élégamment habille comme il était dans le véhicule. Feza tomba à genoux
s’efforçant d’arrêter les larmes aux yeux pour demander pardon a son mari de
tout le mal qu’elle lui avait commis. « L’obéissance aux parents apporte
bénédictions. »
L’ami des
vieillards.
Ce fut dans le
village de VILLAGE me racontât ma grand-mère un enfant du nom de Koho. Il ne
jouait pratiquement pas avec les enfants du village et aimait rester avec les
vieillards dans la paillote ou ils avaient l’habitude de se rassembler et
discuter des affaires du village. Il n’avait à peine 11 ans quand il commençait
à parler de certaines affaires comme un adulte. Les jeunes du village se
moquaient souvent de lui quand ils le voyaient parmi les vieillards mais il ne
s’en faisait pas. Koho s’était donne le travail de chasser les mouches qui
suivaient le parfum corporel des vieillards et cela lui valut l’amour des
anciens envers lui et il mangeait pratiquement tout ce qui arrivait des
différentes cuisines a la paillote. Cela fut ainsi Jusqu'à ce qu’un jour le
village fut attaque par des guerriers qui étaient venus de village voisin. On
amenât cacher Koho dans la fin fond de foret dans un tronc d’arbre pour le
protéger car ils savaient qu’il avait la sagesse de l’histoire du clan. Si le
village venait à disparaître, l’histoire ne disparaîtra pas car Koho gardait des
connaissances ancestrales. Les autres enfants furent alignes au combat et
beaucoup périrent. Quand le combat fut termine Koho demeurât vivant et sauf et
eut la bénédiction des vieillards ! L’héritage des vieillards n’est donnée
qu’à ceux qui les côtoient.
Un riche averti.
Il y avait dans
le village un homme pauvre, très pauvre qu’il se nourrissait que de ce qu’on lui
donnait après avoir durement travaille pour quelqu’un, soit en remplissant des
vases d’eau ou a déboisant des champs. Il le faisait ainsi presque toute sa vie
entière et son corps commençait à se fatiguer. Un jour il passât devant la
maison d’un homme riche et quand il jettera l’œil dans sa poubelle, il verra
tout ce qu’il rêve en avoir. Il eut des gâteaux, saucisse, biscuite, des lames a
raser etc.…. Il poussât un cri de détresse a Dieu ! Mon Dieu, mon Dieu que vous
ai-je fait pour mériter ce sort ? Toute ma vie je n’ai que servi les autres pour
me nourrir, ce que je me tue pour en avoir, les autres les jettent dans la
poubelle ! Mon Dieu est-tu juste ? Le riche qui était assis au salon luxueux de
sa maison entendit les supplications du pauvre puis ouvrit la maison et
l’appelât qui se mis immédiatement en genoux pour demander grâce car il crut que
ce fut suite a ses supplices que le riche est en colère. Maître lui dit-il, ce
n’est pas a vous que je parle ; pardonnez-moi si j’ai offense mon Maître.
Mais le riche
homme insistât qu’il entre dans la maison qu’il finit malgré lui par accepter.
Quand il entrera au salon, le riche homme lui demandât de s’assoire mais le
pauvre homme répondit : Maître parle seulement car je ne suis pas digne de
m’asseoir sur des tels fauteuils ! Mais le riche homme insistât qu’il s’y mette
et il finit difficilement par accepter. Le riche homme lui racontât l’histoire
de sa vie avant qu’il soit ce qu’il est devenu et le pauvre homme l’écoutât
attentivement. Quand il eut termine le pauvre homme compris que ceux qui sont
riches ont pris parfois des risques avant de le devenir !
Désormais fini
les pleures et lamentations. Il va commencer un long voyage qui l’amènera autour
du monde a la recherche de la richesse. Il prit cinq sacs de noix de coco pour
aller vendre. Avec une pirogue il va commencer un long voyage. Il naviguât des
jours et des nuits a la recherche du marche et il eut faim. Il vit une petite
ille qu’il allat s’y poser pour préparer d’aliment car il ne pouvait allumer le
feu dans la pirogue. Quand il eut finit de manger, il eut sommeil d’une fatigue
d’un long voyage. Et voici que la pirogue charurait avec toute la marchandise. A
son réveil elle n’était plus la, il se mit à pleurer, a crier et arracher les
cheveux qu’allait-il faire ?
Il est sur une
ille, il ne sait quoi faire seul au milieu du fleuve. Il passât quelques jours,
quelques nuits sur cette ille. Un matin pendant qu’il pleurait, il vit atterrir
un grand oiseau de la taille d’Autriche. Il se dit du fond de lui-même si
seulement je pouvais m’accrocher sur les jambes de cet oiseau, je sortirais
d’ici. L’oiseau était si grand de taille qui lui était difficile de voir tout ce
qui était à terre. Il prit la bandelette qui lui servait de ceinture et se mis à
l’affût de l’oiseau et réussit de s’enrouler sur sa jambe. L’oiseau lui
transportât puis atterrit non sur un arbre mais dans une fossee très profonde
pleine des diamands.
La fossee
était dangereuse et pleine des serpents qui ne sortaient que la nuit. Ici le
pauvre homme au milieu de la fortune mais la vie en danger car une fois la nuit
tombée il ne sera plus vivant. Il prit beaucoup des diamands qu’il remplit ses
poches et s’était dit si je mourais mon esprit sera riche dans l’au-delà.
Pendant la journée un morceau de viande bien cuit est tombée dans la fossee.
C’était des chasseurs riches qui avaient l’habitude de jeter ainsi pour que les
corbeaux les ramassent et les feront tomber pour que les cailloux des diamands
qui sont enfonce soient pris. Il comprit alors que la fossee était bien connue
par des gens. Vers la tombée du ciel l’oiseau revint et il prit soin de ne pas
le rater. Il s’accrochât à nouveau sur sa jambe et cette fois-ci l’oiseau le
ramenât à terre ses poches inondées des diamands. Il devint riche, très riche
que le riche du village. Et ma grand-mère de conclure ’’ la richesse est le
fruit de la persévérance ’’
L’homme généreux
Je m’en vais
vous dire une petite histoire que ma grand-mère me racontât chaque fois qu’elle
allait commencer son rôle de bonne éducatrice, elle devait toujours commencer
par une petite histoire et conclure par un proverbe. Ma grand-mère me racontât
qu’il y avait dans le village un homme du nom Shako. Il était généreux et très
jovial qu’il ne pouvait rien manger sans partager avec les autres. Shako était
un excellent chasseur qui partageait ses butins avec tout le village, parfois il
arrivait qu’il se prive lui-même d’avoir part quand la bête était insuffisante.
Mais Shako avait un secret dans la chasse. Il avait signe un pacte dans le foret
avec des diables. Le pacte conclu était que tous les gibiers qui seront tombes
aux pièges n’appartiendraient à Shako que s’ils étaient de gendre male et que
tous les autres qui seront de gendre femelle appartiendront aux diables. Pendant
longtemps les gibiers qui tombèrent aux pièges étaient que des males et le
village se nourrissaient convenablement de la chasse de Shako. Un matin Shako
allant comme d’habitude a la chasse à l’insu de sa femme. Il ne rentrât pas a
l’heure habituelle que son aimable épouse avait l’habitude de le couvrir des
tendresses pour lui faire oublier un peu les risques de sa chasse. Inquiétée de
ce retard, elle prit le chemin du foret avec une lanterne a la recherche de son
mari sans être vu par quelqu’un du village. Malheureusement pour elle, elle
tombât dans une des pièges qui était une fossee. Son mari Shako s’était croise
le chemin avec elle arriva à la maison avec le produit de sa chasse mais ne
trouva pas son épouse pour l’accueillir.
Les villageois
furent alertes et tout le village était debout, des femmes, des hommes comme des
enfants prirent le chemin de la brousse a la recherche de la femme. Ils
lancèrent les appels qui étaient perturbes par des bruits de danse de diables
qui entouraient la fossee dans laquelle la femme était tombée. Pour les diables
c’est leur gibier et pendant longtemps ils ont respecte pour ce qui les
concernent les accords qu’ils avaient signe avec Shako. Quand Shako entoure des
siens arrivèrent sur le lieu, ils trouvèrent la femme en pleure au fond de la
fossee. Ce fut un dilemme pour trancher que les sages eurent difficile a
conclure. Un des sages avertis suggérât qu’il ait tiré avant tout la femme hors
du fossee et le reste on verrait après. Pour le faire, on lancat la corde de
l’autre cote du fossee du coté des diables pour qu’ensemble on tire la femme
hors du fossee.
Le sage averti
avait signale qu’aussi tôt que les diables saisiront la corde le groupe devra
tirer brusquement pour qu’un des diables tombe dans la fossee. C’est ce qui fit
avec justesse ; et il eut dans la fossee une femme et un diable male. Les
villageois réclamèrent de prendre avec eux le diable si eux voulaient prendre la
femme. Ici la situation devint difficile car les diables ne voulurent pas avec
le leur. Il eut tout simplement échange de diable contre la femme de Shako et le
villageois rentrèrent avec la femme de Shako dans la comble joie de celui-ci.
Des années passèrent et Shako mourût dans les remords et cris de tristesse de
tous les villageois. Et ma grand-mère de conclure comme ceci par ses
conseils :’’Qui mange avec des gens meurt avec des gens ”.
Les cinq rescapés du village
Le village de
Kolé était une fois ravagé par une épidémie qui avait tué presque tous les
villageois. Un homme qui avait cinq fils dont quatre garçons et une fillette de
dix ans qui étaient partis à la chasse s’était force de mourir à l’entrée du
village pour sauver ses cinq fils de ne pas entrer dans le village car ils
périraient tous comme le reste du village. Après quatre jours d’une chasse
bredouille, ils commencèrent à retourner quand tout a coup l’ainé aperçut des
feuillages qui bougeaient. Il eut l’impression que c’était une bête et
s’approchât avec son arc pour percer l’animal. Il se rendit compte que c’était
leur Père et aussitôt il voulut aller en secours. Mais leur Père ne voulut pas
qu’ils s’approchent de lui et les repoussèrent de s’éloigner et de ne pas mettre
pieds au village.
Avant qu’il
meurt, il leur recommandât de ne jamais se séparer et de s’entraider. Les
enfants reprirent le chemin de la Brousse sans trop savoir où ils allaient. Ils
furent complètement exaucés par la marche et par une longue marche. Un d’eux
remarquât les feuillages qui tombèrent du haut de leur tête et faisait signe à
l’aîné qui ne tardât pas à comprendre que c’était un animal. Il prit son arc et
allat a l’affût de l’animal qui tombât sur les coups de la flèche qui traversât
ses entrailles. Ce fut la joie pour tout le monde car ils avaient faim et
n’avaient rien mis dans la bouche depuis bientôt quelques jours. Mais la
réaction de leur frère aine fut contraire car il ne donnera à personne son
butin, pas un morceau.
Les frères ne
comprirent pas la réaction de leur aine car à peine leur Père venait de leur
donner ses derniers vœux. L’aine demeurât intransigeant et menacat ses frères
qu’il allait blesser l’un d’eux s’ils ne le laissaient pas tranquille. Les
quatre fils s’éloignèrent et laissèrent seule leur frère avec son butin. Ils
continuèrent et traversèrent la rigole quand l’aine appercut des boules d’aire
sortir du fond de la rigole. Il prit une canne d’arbre taillée à la pointe et la
foncat fortement dans l’eau. Et voici qu’un gros poisson s’était accroche ; les
autres frères se mirent en joie et a chercher du bois de chauffage pour cuire
sur la braise les morceaux de poissons. Ils furent surpris de la réaction de
second frère aine qui refusât lui aussi de partager avec ses frères. Comme leur
frère aine il menacat de battre tout le monde si on ne le laissait pas
tranquille avec son poisson ! Ne pouvant rien devant des telles menaces, ils le
laissèrent et continuèrent leur randonnée. Pendant qu’ils marchèrent encore et
complètement épuisés leur jeune sœur qu n’avait que douze ans se mise à pleurer
et a rappeler les derniers vœux de leur Père. L’un des frères la tint à la main
comme pour la consoler. Voici une bête fracturée la jambe se présentât devant
eux a quelques mètres près. Les deux garçons la poursuivirent dans la foret pour
ne plus se revoir avec leur jeune sœur.
Elle était
restée seule dans la foret sans rien a manger jusqu'à ce qu’un chasseur aille la
ramasser. Le chasseur ne comprit comment une petite fille maigrie pouvait se
trouver seule en plein foret. Il ramenât avec lui la petite fille dans son
village et la présentât au chef du village qui prit soin d’elle. On demandât à
la fille l’histoire de ses parents et d’où était elle venue qu’elle se mise à
tout raconter. Quand le chef apprit que la petite fille était une rescapée du
village qui a été ravage par la maladie il fit tout content car la coutume
rituelle de son village était que son fils ne devait que se marier à la fille
venue d’un tel village ! Pendant longtemps son fils était reste sans épouse a
l’attente d’une telle fille. Pendant ce temps ces frères qui étaient restes en
brousse se transformèrent aux voleurs des champs d’autrui et n’avaient presque
plus d’habit sur le corps.
Des années
passèrent et vint les rituels de mariage de la fille et le fils du chef. Un jour
les villageois mirent la main sur les quatre frères de l’épouse du fils du chef.
Ils les ramenèrent devant la cours du chef car ils étaient attrapes dans les
champs entrait de voler de manioc. Ils furent condamnes à mort mais on demandât
avis de la jeune mariée qui reconnut ses frères et que ses frères ne l’ont plus
reconnu. La jeune dame déclarât qu’elle n’était pas pour la condamnation a mort
car son rôle a cote de son époux était de bonne conseillère pour protéger les
humains et non de les tuer. Elle recommandât qu’il leur soit donne des punitions
par des travaux de champs pour restituer ce qu’ils avaient détruits et de
participer à l’évolution du village car dit-elle il n’y a assez d’hommes forts
au village.
Tout le village
applaudit car ils virent en elle sagesse et protection. Les mois passèrent les
quatre frères s’intégrèrent et eut chacun une épouse du village. Un matin la
jeune épouse annoncat a son époux qu’elle avait une nouvelle a lui annoncer et
qu’elle le ferait qu’en présence de tous les villageois. On battat le gong et
les villageois se rassemblèrent devant la cours du chef. Qu’il y a-t-il mon
épouse demandât le mari devant le public curieux de découvrir une fois de plus
la sagesse de la jeune dame. J’ai une nouvelle a vous annoncer vous autres du
village de Sankuru. Les hommes que vous aviez arrête parce qu’ils détruisaient
vos champs et que nous les avons integre dans notre communauté de Sankuru
étaient mes frères de même Père et même Mère. Voici comment c’était passe……….
Elle se mise à raconter tout avec larme d’une tristesse inouïe. Ses frères ne
crurent pas ce qu’ils entendirent et se mirent à genoux pour demander pardon de
repentance qui leur fut accordée par le mari de leur sœur. Les villageois furent
très rassurants d’avoir une telle sagesse près de la famille du chef et crièrent
longue vie au couple. « Cette fable nous dit en suffisance le rôle que doit
jouer la femme africaine aux cotes de son époux c’est à dire une bonne
conseillère »
Yokoku
l’animal qui porte au dos sa queue.-
Un jour ma mère
me dira qu’elle m’avait renommé de totem « Yokoku ». Je lui ai demandé pourquoi
elle devait le faire ?. Elle me dira que c’était le nom d’une petite bête qui
roule sur son dos sa queue et qui se déplace lentement et sûrement d’une branche
d’arbre à une autre. Elle ne pouvait lâcher la branche sur laquelle elle est
posée qu’après avoir secoué l’autre avant de s’y accrocher. Elle me dira que la
queue ainsi roulée sur le dos représente le poids de sa responsabilité de vie.
C’est pourquoi elle marche lentement et prudemment. Toi aussi mon fils tu as
maintenant des responsabilités familiales et je te demande de marcher dans la
vie comme Yokoku. Je me suis longtemps tu, puis j’ai lâché un profond soupire.
Vous autres qui sont aujourd’hui les supports des familles, je partage avec vous
ce conseil.
L’enfant prodigue.
Ce fut dans un
village un petit garçon orphelin de mère et du Père du nom de Lolango. Son Père
avant de mourir ne lui avait laissé que trois centimes, de quoi à ne pas acheter
même une culotte. Son Père lui recommandât à ne rien acheter avec ses trois
centimes, même s’il était affamé mais de n’acheter que des conseils. Le jeune
orphelin était reste avec les frères de son Père qui ne s’occupaient pas du tout
de lui. Dieu merci Lolango ne tombait jamais malade et était très habile. Il se
nourrissait de la cueillette et de la chasse qu’il attrapait les ecureils et les
rats de brousse. Parfois quand il attrapait beaucoup il les échangeait avec du
manioc pour sa petite provision. Sa bicoque laissée par ses parents penchait
littéralement d’un cote et il y avait un risque qu’elle finirait par tomber. La
cours était très propre car il avait l’habitude chaque matin de la balayer et
tout le village admirait le soin avec lequel Lolango tenait la cours.
Un après midi
d’un jour de son repos, il passât un voyageur en pieds qui criait en passant
qu’il avait des conseils à vendre. Le petit Lolango se rappelât des conseils de
son Père avant de mourir et interpellât l’étranger dans la parcelle. L’homme
approchât et le petit Lolango le servit d’abord de sa nourriture et de l’eau à
boire. Les frères de son Père furent irrites car Lolango avait de l’argent.
Quand l’homme eut termine à manger et à boire Lolango lui posât la question de
savoir quels étaient les conseils et à combien coûtaient-ils ? . L’homme lui
répondit que chaque conseil coûtait un centime et comme ils étaient trois cela
valaient au total trois centimes.
Lolango entrât
à la maison et prit les trois centimes du lieu ou ils les avaient soigneusement
caché. L’homme se mit à lui citer un après l’autre les trois conseils. Le
premier était que : « la bouche est un fruit a deux couleurs, quand il est
rouge ne le mange pas et quand il est noir il faut le manger. Une bouche qui
parle est rouge, une bouche fermée est noire elle n’entre pas de mouche. Garde
donc ta bouche fermée et ne verse jamais du riz devant les volailles car la
bouche tue, la bouche sauve, as-tu compris Lolango ? »
Le deuxième
conseil, l’homme dira au petit Lolango ceci : « Quand tu grandiras, tu feras
l’effort d’oublier tout le mal que les gens t’ont cause pendant ton enfance car
le chemin de la vie est une marche du serpent, il n’est jamais droit car l’homme
sans la souffrance n’est rien, as-tu compris Lolango ? »
Le troisième
et le dernier conseil et le
plus délicat, « l’homme dira au petit que le plus grand est celui qui se fait
petit devant tout car les cœurs de tous les humains vibrent à l’unisson. Quand
tous les cœurs du villageois te reconnaîtront alors viendra ton élévation, as-tu
compris ces paroles Lolango ? »
Lolango prit
les trois centimes et remit à l’homme, il l’accompagnât son ôte à la sortie du
village et l’homme partit. Ses oncles paternels virent cela, ils l’haisserent de
plus en plus mais Lolango gardât son courage et son calme édifies par les
conseils de l’étranger. La réputation de la propreté de sa parcelle arrivât chez
le chef du village qui voulu se rendre personnellement compte d’état de propreté
de la cours de Lolango. Arrivât sur le lieu, le chef s’arrêtât et Lolango vint
se jeter trois fois sur les pieds du chef en guise du respect. Que puis-je être
utile a mon chef demandât Lolango ? Je veux que tu viennes mettre soins dans ma
cours car j’ai des invites qui arrivent du village voisin. Le chef allat avec
Lolango chez lui sous l’œil de tous les villageois qui ne comprirent pas comment
le chef s’est intéresse au petit Lolango.
Le chef avait
un seul enfant presque de même age que Lolango qui ne voulait pratiquement pas
qu’on l’envoie même pour ramener quelque chose de la maison a la paillote du
chef. Surtout comme il était enfant unique et gâte par sa mère et le jeune
Lolango faisait tous les envoies et même celles des villages voisins. Ce qui lui
avait valu l’estime et confiance du chef qui ne voulu plus se séparer de Lolango
qui grandit dans la cours du chef. L’épouse du chef fut jalouse de la confiance
qu’avait son époux à Lolango car elle avait peur qu’après la mort de son mari,
la succession ne soit remise à Lolango. Elle cherchât à opposer Lolango à son
mari par des méthodes sordides.
Un jour son
mari était parti dans le village voisin pour une discussion d’affaire avec son
collègue. La femme trompât qu’elle soulevait dans la chambre un poids et que
Lolango devait l’aider. N’ayant aucune idée dans la tête il entrât dans la
chambre ou la femme était nue qui le saisit de force pour commettre d’adultère.
Le jeune homme se débattit et eut la force de s’échapper. Quand le chef rentrât,
il remarquât que le vêtement de Lolango était déchire et lui posa question de
savoir que s’est-il arrive ? Lolango répondit tout simplement que voulant passer
quelque part le vêtement s’était accroche à l’extrémité d’un bois. Les jours
passèrent et Lolango ne dit rien au chef, la femme elle aussi non plus.
Quelques temps
après, le chef devait voyager avec sa délégation dans un village lointain,
Lolango était parmi. Ils partirent et la nuit tombât dans le foret. Ils
cherchèrent un lieu pour passer la nuit sous un arbre. Quand Lolango vu le lieu
il eut présomption de ne pas dormir sur le lieu car étant habitue à la chasse il
connaissait certains mystères du foret ! Il dira au chef qu’il allait préparer
un endroit pour lui ailleurs. Les autres ne voulurent pas quitter cet endroit
sous l’arbre qui était très propre sans l’herbe. Ce fut la demeure de la
panthère qui passe nuit sous cet arbre. Le matin on trouva les corps dévores par
la panthère. Le chef donnât raison a Lolango et il déboursèrent chemin pour le
village. La nouvelle fut rependue que Lolango a sauve la vie du chef. Ce qui
augmentât la jalousie de l’épouse du chef qui craignait sérieusement que la
succession aille chez Lolango.
Elle alla à la
ferme comploter avec les fermiers pour tuer Lolango, de le découper en morceaux
et de mélanger avec la viande de vache quand le chef ordonnera de tuer la vache
pour la fête de l’année. Le jour de la fête arrivât et Lolango fut envoyé
chercher de la viande. Au cours de route il croisât quelques gens qui prenaient
du vin de palme et ils l’invitèrent à partager avec eux. Très social qu’il
était, il ne refusât pas et il eut le temps de se reposer un peu. Pendant ce
temps le fils du chef qui n'a pas vu ou était parti celui qu’il appelait
domestique demandât où était partit Lolango. Son Père lui répondit qu’il était
parti à la ferme chercher de la viande. Il prit le chemin de la Ferme à l’insu
de ses parents à la suite de Lolango. Il arrivât le premier à la ferme que les
fermiers le prirent pour Lolango, le tuèrent et le découpèrent en morceaux.
Quand Lolango
finit de boire avec les gens qui l’ont offert à boire, il prit le chemin de la
Ferme. Les fermiers lui présentèrent la viande qu’il prit avec lui au village.
L’épouse du chef inquiète commençât à chercher son fils mais ne le trouvât nulle
part. Aussitôt qu’elle a vu Lolango rentrer avec de la viande qu’elle allat
s’enfermer en pleure dans sa chambre. Lolango dira au chef de ne pas manger de
la viande et qu’il allait lui faire une recette de la viande du tortue, une
recette que le chef aimait beaucoup. Puis Lolango demandât au chef de frapper le
gong et d’appeler tous les villageois car il avait une nouvelle à annoncer. Le
chef fut ce que demandât Lolango et tous les villageois se réunirent devant la
cours du chef pour écouter de quoi il s’agissait. Les villageois apprirent tout
comme le chef toutes les péripéties douloureuses de la vie de Lolango de puis
son enfance jusqu'à ce qu’il soit devenu adulte.
Tout le public
fut ému de son récit et le chef prit à son tour parole. Le chef dira au
villageois d’accorder attention a ses paroles. Vous tous les enfants de Mongo,
écoutez les paroles qui sortent droit du fond du cœur de celui que Dieu a donne
la mission de veiller et de vous protéger. Je viens d’apprendre comme vous aussi
le récit détaille de notre fils Lolango et je dois avouer que j’ai du mal a
cacher mon chagrin qui ne tardera pas a se transformer en pleure. Maintenant que
je suis fatigue par le poids de l’age, je prends appartit de ce moment l’acte de
transférer mes médailles d’autorité du chef du village que je fais habiller
publiquement au cou de Lolango pour qu’il continue l’œuvre grandiose qu’il a
déjà commence. Que le très haut lui accorde sagesse et intelligence pour
conduire notre village ! « Ainsi s’accomplirent les secrets des conseils
achetés »
Lomeka le sage.
Il fut dans le
village de ma grand-mère un vieillard sage du nom de Lomeka que tout le
villageois allaient auprès de lui pour demander conseilles. Ceux qui avaient des
problèmes sociaux trouvaient toujours satisfaction auprès de lui. Cela
n’arrangeât pas d’autres vieillards qui virent à Lomeka une sorte de ventardisme
et pourtant il ne l’était pas du tout. Ils s’arrangèrent pour mettre en épreuve
sa sagesse. Ils envoyèrent un groupe des jeunes gens auprès de lui avec un petit
moineau dans la main. L’oiseau était si petit qu’on avait difficile de voir sa
tête, même à vingt mètres près. Ils s’approchèrent et se mirent en distance de
près de vingt mètres et posèrent la question au vieillard Lomeka : comment est
cet oiseau, est-il vivant ou mort ? Les garçons s’étaient dits que si Lomeka
répondait qu’il était vivant ils presseraient la main et présenteraient à Lomeka
l’oiseau mort. Et s’il disait qu’il était mort, ils le présenteraient l’oiseau
vivant. Une épreuve d’esprit orchestrée par ses rivaux et que tout dépendait
alors de ce que dirait le vieillard. Lomeka fixât le regard aux garçons puis
répondit ceci : « Cet oiseau est comme vous voulez qu’il soit » C’est fut une
réponse difficile à déjouer car les garçons ne savaient quoi faire. Ainsi on
dira pour prendre une position de neutralité face à une quelconque
situation :« Cette affaire est comme vous voulez qu’elle soit » Ainsi la sagesse
des anciens est incontestable.
Le vieil homme et la jeune épouse
Le Père de
Djimanja avait un ami qu’ils ont grandi ensemble et qu’il était commerçant.
Avant de mourir, il mariât Djimanja à son ami qui était trois fois âgé qu’elle
car il voulait laisser sa fille entre les mains d’un sage homme au lieu de la
laisser entre les mains d’un jeune homme. Mais la mère de Djimanja ne voulait
pas de cet arrangement, peut être espérait-elle qu’après la mort de son mari,
elle pouvait se nouer avec l’ami de son défunt mari. Mais Djimanja fut malgré
elle mariée à l’ami de son défunt Père. Quand le mari allait vendre ses
marchandises la mère de Djimanja remplaçait à la maison pour dire â sa fille
comment elle devait se comporter pour casser le mariage ! Elle dira à sa fille
de verser deux poignets du sel dans la marmite quand elle prépare le repas pour
son mari. De cette façon l’homme sera mécontent que Djimanja n’était pas une
bonne épouse pour lui.
Le jour suivant
Djimanja mis en pratique les conseils de sa maman et versa deux poignets de main
de sel dans le repas préfère de son mari. Quand l’homme rentrera, il fut servit
le repas trop sale qu’il mangeât tranquillement sans dire un mot. Bien au
contraire il ajoutât qu’il aimait trop du sel car cela adoucissaient ses nerfs.
Le jour suivant la maman de Djimanja est venue se rendre compte du résultat de
ses conseils. Djimanja lui dira que son mari était tout content de la nourriture
car dit-il cela adoucissait les nerfs. La mère de Djimanja fut muette pendant un
moment puis se mise à ordonner une autre recette.
Ma fille écoute
moi bien lui dit-elle, tu prendras tout le sachet des piments que tu écraseras
et tu mettras dans la soupe. Cette fois il ne mangera même pas un morceau car
les piments vont lui brûler la bouche. Ainsi il sera très fâché de toi s’il ne
mange même pas un morceau. Ce sera fait répondu Djimanja et elle mis en pratique
les recommandations de sa mère. Quand l’homme rentrera le soir, il fut servi le
repas mais mangeât tranquillement sans dire un mot et bu beaucoup d’eau.
Djimanja mon épouse bien aimée, qui t’a dit que j’aimais beaucoup de piments
dans mon repas car cela me fait transpirer et c’est bon pour le corps. Très
étonnée de la réaction de son mari elle ne dit un seul mot.
Le jour suivant
la maman de Djimanja comme d’habitude arrivât pour savoir ce qu’il en était
arrive. Sa fille lui dit mère je ne comprends plus rien du tout ce que je devais
faire car j’ai fait ce que tu m’as dit mais il n’a pas réagi, au contraire il a
admire le repas qu’il état bon car cela lui faisait transpirer et qu’il était
bon pour sa santé. La mère de Djimanja n’avait cru ses oreilles. Elle se mise en
colère et prit de l’huile de palme et se mise à asperger toute la maison depuis
le salon jusque dans des chambres à coucher. Très certaine que cette fois-ci
l’homme explosera de colère. Quand l’homme fut venu, il trouvât que tous les
murs étaient asperges d’huile de palme mais gardât silence.
Il dira à son
épouse Djimanja que l’huile de palme sur les murs chassaient les insectes qui
piquent sur le lit et que cela était bien ce qu’elle a fait. Djimanja arrivât à
bout et ne comprit plus rien ce qu’elle devait faire. Le lendemain la mère de
Djimanja arrivât comme toujours se rendre compte de ses manigances mais fut
profondément déçue du rapport de sa fille. Depuis ce jour elle partit pour ne
plus revenir. Djimanja continuât tranquillement son ménage enveloppée par la
tendresse et protection de son mari. Jeunes gens suivez cet exemple pour gagner
vos épouses car « la patience vaut mieux que querelles et rages »
Les faux conseillers
Ma grand-mère
raconte que dans le village il fut un chef très méchant, si méchant que tous les
villageois avaient peur de lui. Même ses propres conseillers avaient peur
d’émettre un avis contraire au sien de peur qu’ils se fassent limoger.
Rencontrer un lion sur son chemin valait dix fois mieux que rencontrer le chef.
Quand il marchait la poussière se levait derrière lui, un chef charismatique qui
ignorait tout ce qui se passait en sous de sa hanche. Il avait plusieurs épouses
entre autres Bosongo-windo qui signifient la dame blanche en Lokele, la jeune
femme qu’il aimait beaucoup. Il y avait aussi dans la cours du chef, un jeune
homme qui était le messager et chasseur en même temps.
Les mois
passèrent sans que rien ne soit arrivé dans la cours du chef. C’est avec
consternation que les habitants du village apprirent que Bosongo, l’idole du
chef fut attrapée en flagrant de lit avec le garçon des courses du chef.
L’histoire de donner à manger au chien, le chien refuse. La peur gagnât tout le
villageois qui s’imaginaient comment le chef allait réagir contre un tel
affront. Le chef fit appel à tous les villageois pour les annoncer sa décision
d’ouvrir en publique le ventre du jeune homme en guise de châtiment. Tous les
villageois se réunirent à la cours du chef qui exposât au peuple la faute
commise par le jeune homme et sa décision d’ouvrir son ventre. Devant la colère
du chef personne, alors personne n’osa dire quoi que ce soit pour adoucir sa
colère. On fit venir le jeune homme qui fut sans défense et on l’allongeât dos
sur la table. Le chef prit le couteau et au moment où il voulut l’enfoncer dans
le ventre qu’une voix se fit entendre dans la foule. Ce fut la voix d’une
vieille maman qui criât fortement empêchant le chef de percer le ventre du jeune
homme.
La vieille
maman dira au chef qu’il ne devait pas verser le sang d’une personne en public
car en tant que chef il avait non pas la mission de tuer mais de protéger. Si
vous-même le chef montrez l’exemple de verser le sang d’un homme à cause d’une
femme qu’arriverait-il quand les villageois s’entre tueraient ? Ajoutât la
vieille maman. A ces paroles le chef jetât le couteau qui était dans sa main et
se retournât farouchement contre ses conseillers qui n’ont pas osé dire un mot
pour lui empêcher de commettre un tel acte. Depuis ce jour le chef limogeât tous
ses conseillers « Donc des bons conseillers sont ceux qui disent aux chefs tous
les maux quel que soit le cas. »
La générosité d’une personne
Les anciens
racontent qu’il eut dans un village un jeune homme commerçant qui allait de
village en village vendre ses marchandises avec son véhicule. Un jour alors
qu’il allait vendre ses produits il trouvât qu’on fouettait un cadavre. Très
étonné, il s’arrêtât et demandât aux villageois pourquoi on fouettait le corps
de l’homme. Il apprit que l’homme était fouetté parce que de son vivant, il
avait des dettes qu’il n’avait pas payées, d’où la colère des propriétaires.
Le jeune homme
demandât à combien revenaient ces dettes ? On lui dira à combien cela revenait
et toute suite il payât les dettes et recommandât de l’enterrer avec dignité. Il
donnât aussi l’argent pour le cercueil et pour la cérémonie de funérailles. Les
villageois ne comprirent pas ce geste de bonté de ce jeune homme. Le jeune homme
continuât son chemin et ce jour il vendit beaucoup plus que d’ordinaire. Quant
il finit sa vente, sur son chemin de retour il prit avec lui quelques passagers
derrière le véhicule.
Arrivât sur le
pont qui reliait les deux rives d’une rivière, le véhicule basculât dans la
rivière dans un courant très fort. Tout ce qui était dans le véhicule y compris
les passagers furent emportes par l’eau. Lui seul réussit à s’accrocher sur un
petit buisson au milieu de la rivière. Son corps complètement dans l’eau, il y
resta deux jours. Le troisième jour il vut un moineau qui vint se poser sur le
petit buisson qu’il tenait. Le moineau lui fixât aux yeux et lui dit d’une voix
humaine : n’as-tu pas quelqu’un pour te sauver d’ici ? il ne crut pas ses
oreilles quand il entendit la voix sortir de la bouche du moineau. Le jeune
homme lui dit: je n’en ai point, et bien je vais te sortir d’ici lui répondit
le moineau. Monte sur mes ailes lui-dit le moineau, mais l’homme lui dit comment
le ferais-je ? Tu es tellement petit que je ne sais même pas par où te tenir.
Le moineau lui dit ne t’en fais pas, fais seulement ce que je te dis et tu
verras que ça ira. L’homme s’efforcat de monter sur le dos de moineau qui
disparut complètement dans le ventre de l’homme puis tout à coup il prit le vol
qui lui ramenât jusqu’à la rive. Quand ils arrivèrent sur la rive le moineau
regardât l’homme et lui dit voyez-vous, vous m’avez sauvez des coups des fouets
moi aussi je vous ai sauvé la vie. Puis le moineau s’est envolé jusqu’il eut
disparu dans le ciel. Ainsi comme on dit « Les bienfaits ne sont jamais perdus »
La femme infidèle
Ma grand-mère
me racontât qu’au village il fut une femme infidèle à son mari. Le mari avait
une occupation qui devait souvent l’éloigner de son foyer toute la journée. Sa
femme finit par prendre pour copain un jeune homme dans le village. Elle avait
planté devant la cours une baguette en bois pour signaler la présence de son
marie a la maison. Quand la baguette était debout, cela signifiait que l’homme
était présent à la maison et quand la baguette était couchée, l’homme était
absent. Personne n’avait pas la moindre idée de ce qui se passait et la relation
entre elle et son amant allait en merveille.
Les voisins
remarquaient le mouvement de la baguette mais ne pouvaient comprendre dans quel
but la femme prenait soin de la baguette. Et l’homme n’avait aucun soupçon de
l’infidélité de sa femme. Un jour pendant que l’homme était à la maison et la
baguette venait d’être tenue debout pour annoncer à son copain de la présence de
l’homme a la maison qu’une voisine l’a défoncée et la fait coucher à terre. Vint
alors le copain qui vu que la baguette n’était pas debout et par conséquent
l’homme n’était pas. Il entrât dans la maison avec fracas et criât « Chérie,
chérie ou es-tu ? » L’homme sorti, saisit le copain de sa femme qui ne comprit
comment il s’est fait attraper. Il fut bâti, bâti saignant à mort par le mari de
la femme. Ainsi comme on dit « 99 fois pour le voleur, une fois pour le
propriétaire»
Le coq et le renard.
Ce jour la le
renard eut faim et se rapprochât du village pour attraper le coq enfin de se
nourrir de sa chaire. Il voyant sur la tête du coq la crête rouge en forme d’une
flamme il hésitât et se retira dans la brousse. Le lendemain il revint et vu de
nouveau la crête rouge sur la tête du coq il eut peur et rentrât de nouveau dans
la brousse sans rien à manger. La troisième fois il vint au village et vu de
nouveau sur la tête la crête rouge, il décidât cette fois-ci d’attaquer le coq
qu’il finit par le tuer. Quand il eut le tuer, il se mit à regarder de près la
crête et se réalisât que ce n’était pas une flamme ! Ainsi il est d’un homme qui
a peur devant une femme, quelle que soit sa posture elle reste toujours une
femme. Au premier abord on a tendance à hésiter mais quand on persiste, on finit
par se réaliser que l’apparence quelque fois fait peur. D’où « Une femme reste
une femme quelle que soit son apparence
La mort de la grenouille
Ce fut un temps
où la grenouille craignait terriblement la panthère en sorte que tous les
habitants voire la grenouille fuir à l’approche de la panthère était devenue
chose ordinaire. Pendant ce temps la panthère se faisait l’orgueil de voir la
grenouille s’enfuire à son passage. Cette situation avait beaucoup duré et
personne ne se souvenait pas que ce fut un temps ou la grenouille était
indifférent de la présence de la panthère. C’est donc avec effroi que les
habitants de ce village calme, tranquille bien tranquille, apprirent un matin
que la grenouille avait décide d’affronter la panthère dans un duel de mort.
Un grand
effroi ! Certains en étaient tombés évanouies, d’autres étourdis, quelques-uns
avaient décidé de voyager pour ne pas assister à la mort certaine de la
grenouille. Le chef du village et autres dignitaires se sont réunis pour
discuter de la question. Des délégations furent envoyées auprès de la grenouille
pour lui demander de revoir sa décision qui n’était autre qu’un suicide. Mais la
grenouille ne fit pas changer sa décision. Il avait même finit de préparer un
petit couteau bien aiguisé à double tranchant qu’il avait enfuit dans son sac
en bandoulière. Il avait l’air calme et gai avec une assurance qui ne pouvait
venir que du ciel.
Les grands
oracles furent aussi consultés, mais répondirent-ils tous : « il n’y a rien dans
le ciel qui explique cette situation ». Alors vint le Jour « J » tous les
habitants du village se réunirent autour de l’arène de combat ou plutôt des
funérailles se tiendront car tous les amis et frères de la grenouille
commencèrent à pleurer. Ils chantaient, célébraient des messes de requiem
recommandaient l’âme de la grenouille au ciel et demandaient pardon à Dieu pour
ses pêchés.
La panthère
apparut se mit à faire quelques mouvements du corps ce qui accentuât les pleurs
du public. Tout d’un coup, la grenouille sortit, on ne sait d’où, sauta deux
fois sur ses pieds, criât d’une voix heroique « La panthère tu prépares ton
cercueil car tu es morte aujourd’hui. Avant même que la panthère se remettre de
sa surprise, la grenouille tira son petit couteau à double tranchant de son tout
petit sac, se coupa une oreille et se rua sur la panthère qui prit fuite sans
même chercher à savoir ce qu’était devenue la grenouille pour ne plus jamais
revenir. Dès ce temps la grenouille retrouva sa liberté et sa dignité.
Au moment où
j’écris ces lignes, un oiseau s’est assis sur les bords de ma fenêtre et a
chanté : « Ce que la grenouille a fait, un homme, un vrai homme doit pouvoir le
faire. Il a répété trois fois cette chanson et s’est envolé dans le ciel ; je
l’ai regardé partir jusqu'à ce qu’il disparut dans le ciel. La grenouille a
retrouvé sa liberté et sa dignité au prix de son oreille. Ce peut-être au prix
des sacrifices et d’efforts, mais la grenouille a du mourir pour renaître. Cela
lui a coûté quelque chose, mais c’est le prix à payer et on le paie tôt ou tard
d’une manière ou d’une autre. La grenouille a fixé lui-même son prix, il aurait
payé beaucoup plus cher si la panthère avait fixé à sa place. Cette petite belle
histoire nous amuse et nous fait bien rire. Mais elle est très significative au
point de nous apprendre beaucoup des philosophies. C’est plus tard, beaucoup
plus tard qu’ils réaliseront que dans ces petits comtes touts simples ils y sont
enfuis des grands secrets de la vie.
L’épreuve de force
Le cheval se
promenait dans son faubourg lorsque celui-ci va rencontrer par un malheureux
hasard sur son chemin le lion. Tous les deux eurent peur l’un l’autre et le lion
qui tenait à démontrer qu’il était le roi de foret, dit au cheval : Ecoute,
reste la et regarde comment je vais tuer les animaux. Le cheval resta embêté de
voir comment le lion tuait d’autres animaux et eut peur, très peur. Quand le
lion finit à ravager les animaux, le cheval lui dit de prendre tous les gibiers
et de charger sur son dos. Ce fut fait et le cheval d’ordonner au lion de monter
sur son dos car lui dit-il, qu’il était fatigué de la chasse. Quand le lion vu
cela, il eut peur, très peur du cheval et se dit du fond de lui-même, de ma vie,
je n’ai pas vu un animal si fort, si robuste comme celui-ci. Peut-être
parviendra-t-il à m’affronter et je finirais par être porte sur le dos comme ces
gibiers. Le cheval lui aussi se dit, peut-être le lion se fait déjà l’idée de
sauter sur mon coup comme je l’ai vu sauter sur les autres animaux, donc il faut
que je me sauve avant qu’il ne soit tard ! Tout à coup le cheval accélère les
galops et le lion se dit ça y est, du haut du cheval, il rougit, saute puis
disparaît dans le foret pour ne plus revenir. Le cheval lui aussi prit fuite
chacun à sa direction. Cette belle histoire nous montre comment chacun est fort
dans son domaine quelle que soit la taille, quelle que soit l’aptitude physique.
Expressions de sagesse.-
Ø
L’arbre qu’on coiffe et
celui qu’on ne coiffe pas ne pousse pas le même feuillage.
Ø
Ce n’est pas parce qu’un
enfant est noyé qu’on ne doit plus boire de l’eau !
Ø
Si un enfant incendie la
maison, on ne le jette pas a l’incendie !
Ø
La vie est comme la
marche d’un serpent, zigzag, zigzag !
Ø
L’oiseau qui chante trop
bien, trop souvent ne connaît pas faire son nid !
Ø
Le Chien a quatre pattes
mais il ne suit qu'un chemin !
Ø
Celui qui détruit sa
propre famille, enviera les autres !
Ø
Les belles plumes font
des beaux oiseaux !
Ø
Si une Chèvre est
dévorée, ses enfants les seront aussi !
Ø
La vie est comme un
arbre, le jour qu’il ne pousse plus il tombe !
Ø
L’amour est comme un
champignon, il n’est porté que par une tige !
Ø
Comme une amitié, une
corde n’est jolie que quand elle n’a pas connu des coupures !
Ø
Si un homme a beaucoup
d’amis qu’il fasse attention au ventre de sa femme !
Ø
Ce n’est que quand le
mur se fend que le lézard trouve refuge !
Ø
La femme jolie est comme
un vin sucre empoisonné !
Ø
Les pieds d’un canard
attrapent l’épine ceux de la poule n’attrapent jamais. Une femme mariée est
comme un canard tandis qu’une femme libre est comme une poule.
Ø
La gazelle n’est pas le
petit d’éléphant, comme pour dire : la taille ne fait pas l’homme !
Ø
La mort est assise à la
porte du vieillard mais guète les jeunes !
Ø
Le mouton broute a la
longueur de la corde qu’il est attaché
Ø
On ne blesse pas la main
qui nourrit la bouche
Ø
On ne coupe jamais
l’arbre qui vous a sauvé la vie.
Ø
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