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PERSPECTIVES ÉDUCATIVES DANS LA RÉGION DU SANKURU D’APRÈS-GUERRE

Par Émile ETUMANGELE ASEKE
Emile123456@yahoo.fr
Jinan, Mars 2003

 

Notes :

(a) Contexte

Les perspectives éducatives dans la région du Sankuru d’après-guerre sont, par essence, un projet de développement se rapportant au secteur très vital de l’éducation. Ce projet a été conçu dans le cadre de la Conférence Internationale sur le Sankuru sous le titre << Projet de l’Ecole d’Après-Guerre au Sankuru, en sigle ‘ PEAGS’ >>. Dès sa conception, il a été également référencié  sous « PEAGS/EAKA/03-02/Jin/CNE ». Toute la vocabulaire est en rapport avec ses assises jusque-là également au projet. Pour répondre à une forte demande du texte par les filles et fils du Sankuru, nous nous sommes ainsi résolu à le rendre  disponible sur ce site. En attendant, nous sommes disposé à répondre aux éventuelles questions des internautes.

(b) Sigles utilisés

01. CA : Centre d’Alphabétisation

02. CANDIP : Centre d’Animation et de Diffusion Pédagogique

03. CEA : Classes pour élèves âgés.

04. CIDS : Conférence Internationale sur le développement  du Sankuru

05. CPE : Commission Permanente d’Étude

06. EIE : Experts Intérieurs et Extérieurs

07. EP : École primaire

08. EPF : Écoles à Prédominance des élèves Filles

09. EPS : Écoles primaires et secondaires

10. EPSP : Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel

11. ES : École secondaire

12. ESP : Écoles secondaires et professionnelles

13. ESURS : Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique

14. ISP : Institut Supérieur Pédagogique

15. LCE : Loi Cadre de l’Enseignement

16. LE : Langues Étrangères

17. MSCr : Micro-Société Créatrice

18. MSCo : Macro-Société Consommatrice

19. Nep : Nombre d’écoles primaires

20. Nesp : Nombre d’écoles secondaires et professionnelles

21. OS : Otetela Standardisé

22. PEAGS : Projet de l’École d’Après-Guerre au Sankuru

23. Pop : Population

24. PP : Pouvoir Public

25. SS : Société Savante

I.       DE LA MOTIVATION

L’éducation et l’instruction sont la clé du développement. Quelle que soit l’ampleur des fonds disponibles pour l’investissement, aucun développement ne peut se concevoir avec un peuple analphabète et inculte. L’accélération des nouvelles technologies entraîne plus qu’hier d’une part une nécessité pour chaque peuple de former  sa jeunesse en conséquence et d’autre part une contrainte à faire du secteur éducatif une réelle priorité. Les savoirs, le savoir-faire, voire le savoir-être, exigent davantage qu’avant un vocabulaire approprié que l’on ne peut acquérir qu’à l’école. La “formation continue” sur le tas des intellectuels adultes et travaillant a, certes, des effets non moins considérables. Néanmoins, pour un développement durable, une formation systématique adaptée aux exigences des nouvelles technologies reste irremplaçable. L’école est et reste le cadre indiqué pour remplir cette tâche avec toute l’efficacité requise.

Au Sankuru, des études menées en 1990 révèlaient déjà un faible taux de scolarisation de 65 % pour les enfants de six ans . Lorsque l’on sait que la moyenne nationale chute à 32.24 % en 1996,  et que celle-ci a toujours été supérieure à celle du Sankuru, il y a lieu d’imaginer une baisse encore plus sensible de cet indicateur du développement dans cette région. Des phénomènes tels que l’exploitation artisanale du diamant, l’opération SECOPER des années 80, le petit commerce de subsistance non réglementé, le mariage précoce, la crise généralisée au pays depuis des décennies et les divers effets pervers de la guerre constituent aujourd’hui des causes profondes de la baisse dramatique du nombre de jeunes scolarisés au Sankuru.

Dans quelques rares zones géographiques du Sankuru où l’école est restée ouverte , plusieurs facteurs  l’ont rendue à la fois moins efficace et non attractive pour la jeunesse. Ce sont : les conditions socio-économiques des formateurs, le délabrement de l’infrastructure scolaire, la vétusté et/ou l’inexistence du matériel didactique, des laboratoires et des  bibliothèques. Cela apparaît encore beau. Car la réalité est une catastrophe. Nous n’en voudrions pour preuve que des photos prises récemment au Sankuru montrant des classes sans salle, sous un arbre, avec un tableau en trois troncs d’arbres reliés par des lianes sauvages.

La société démocratique que le peuple Congolais appelle de tous ses voeux, on le sait, demeure  incompatible avec une culture sans instruction. Des petits foyers de conflits qu’il y a lieu de relever, aussi bien dans le temps que dans l’espace au Sankuru, sont dûs pour la plupart à un niveau d’instruction très bas de la population. Souvent, des politiciens aguerris s’en servent sans vergogne et y trouvent les moyens de  la matérialisation de leurs ambitions. Il est donc des impératifs face auxquels il n’y a pas raison de se soustraire. C’est le cas du combat contre l’ignorance et l’inculture qu’il faille minimiser si pas extirper dans une durée relativement courte.

Un autre phénomène inquiétant est la grande inégalité de chances entre les garçons et les filles. Ces dernières sont perçues comme des ennemies voire des proies pour les rapaces de tous genres. En premier lieu, l’entretien d’une tradition qui les infériorise. Souvent, ce sont les filles que les parents envoient tardivement à l’école et/ou en retirent le plus tôt. Même pour celles qui y restent, le fardeau du travail domestique interfère avec les progrès scolaires. A cela s’ajoute la présence d’autres rapaces comme le plus proche camarade de l’école, l’exploitant de diamant, le boutiquier du marché, l’enseignant, et même d’autres adultes nantis.

Partout dans le monde, l’éducation des filles devient l’un des leviers les plus puissants du progrès, car elle a un rapport étroit avec la réduction de la mortalité des mères et des enfants, le relèvement de l’âge du mariage, l’augmentation du recours à la contraception et, donc, la diminution de la fécondité irresponsable.

Ce faisant, en perspective d’un environnement de guerre finissante, des mesures s’avèrent indispensables, particulièrement dans le domaine de l’éducation. Le PEAGS, Projet de l’Ecole-d’Après Guerre au Sankuru, s’inscrit dans ce schéma comme une contribution à l’association d’efforts pour la reconstruction-construction du Sankuru aux côtés d’autres initiatives semblables.

II.              DES OBJECTIFS

L’objectif général du Projet EAGS est le relèvement du niveau d’instruction sur toute l’étendue du district du Sankuru. Cet objectif peut être éclaté en:

·     une hausse du taux de scolarisation des enfants dès l’école primaire;

·     une amélioration de la qualité de l’enseignement, lequel deviendra plus compétitif;

·     une scolarisation plus active des filles;

·     une baisse de la déperdition scolaire;

·     une répartition géographique équitable des institutions d’enseignement tenant compte, surtout, de la démographie et des spécificités des ressources naturelles du Sankuru;

·     un rapprochement de l’école et de la société;

·     une hausse du taux d’alphabétisation dans la population adulte des campagnes et des centres administratifs.

Que cela veut dire ?

Toutes les objectifs secondaires du PEAGS sont heureusement en intersection avec la politique nationale en matière de l’éducation. Certains ont été des réalités dans un passé récent.

En effet dans les années 70~80, l’école du Sankuru figurait sur la liste de meilleures écoles du pays. Des jeunes congolais/zaïrois venaient de toutes les provinces pour apprendre les savoirs nécessaires. Par exemples, les élèves non autochtones étaient indiscutablement majoritaires à l’École Technique de Lodja. Il serait possible que jusqu’à ce jour en RDC, le meilleur diplôme d’État ou équivalant en terme de pourcentages ait été obtenu, au Petit Séminaire Onema-Ototo, par un fils du Sankuru, formé au Sankuru par les enseignants du Sankuru. Les exemples sont legion pour convaincre du caractère compétitif de l’école d’hier au Sankuru. Par  ailleurs, c’est avec satisfaction que la police des Collectivités Locales d’alors sillonnaient les villages aux heures de classe pour rechercher les enfants d’âge scolaire qui trimballaient au village, et les parents de ceux-ci étaient interpellés. C’était l’une des stratégies en faveur de l’augmentation du taux de scolarisation, quand bien même les faits de la gratuité de l’enseignement primaire et du niveau de vie socio-économique des parents y aient été pour beaucoup. De toutes les façons, il n’est pas utopique de rééditer ces exploits d’hier au Sankuru. L’important sera de s’activer pour rendre l’exécution de projets y relatifs effective et rentable tenant compte des spécificités de la région.

III.            DES STRATÉGIES

Faire un état des lieux sur :

·     les institutions d’enseignement existant à tous les niveaux (universitaire, supérieur, secondaire et primaire);

·     les institutions d’enseignements qui ont disparu et les causes respectives de leur disparition;

·     les nouveaux sites pour l’installation ou la création des nouvelles institutions d’enseignement.

Estimation du nombre d’institutions d’enseignement supérieur et universitaire :

·     une grande université avec des facultés réparties sur toute l’étendue du Sankuru. Chaque territoire administratif abritera, au moins, une faculté, soit un total d’au moins six facultés.

·     trois instituts supérieurs au moins dont un au moins pour deux territoires administratifs proches.

Estimation du nombre d’institutions d’enseignement primaire et secondaire :

·     Pour une population de 15.000 habitants: 10 écoles primaires et 6 écoles secondaires. Il y aura près 1030 écoles au total, dont  644 primaires et 386 secondaires et professionnelles.

·     Des maxima de 40 et de 35 élèves respectivement pour les classes du primaire et du secondaire.

Activation de la formation des élèves filles :

·     L’on a pensé que la mixtion des élèves filles et garçons introduite dans les années 80 chez les catholiques et plus tôt dans les autres réseaux d’enseignement allait apporter plus d’activation qui réparerait la froideur de la plupart des filles pendant et après la formation. Hélas ! Cette voie n’a fait que jeter de chèvres dans la cage de léopards, où ces derniers se sont réjouis de la disponibilité permanente de leur proie. Plus qu’avant, les talents  féminins ont été réduits, voire étouffés. De surcroît, beaucoup de filles ont trouvé en camarades garçons, des nécessiteux affectifs qu’il faut servir au seul prix de faire des travaux scolaires à leur place.

·     Pour aider  les filles à travailler avec la même intensité que les garçons, à rester aussi longtemps que ceux-ci à l’école et à y évoluer aussi loin qu’eux dans la formation, des mesures incitatives pourront être envisagées : (1) des écoles non-mixtes (filles et garçons séparés) dans les grands centres. A défaut, instituer des EPF, écoles expérimentales à prédominance obligatoire ( 70 à 80 %)des élèves filles.(2) Accorder des facilités spéciales aux élèves filles dans les écoles où elles sont rares(réduction progressive des frais scolaires au fur et à mesure qu’une fille monte de classes).(3) Organisation des compétitions culturelles primées, octroyant des petites bourses locales ou d’ailleurs par les SS, l’école et/ou par les tiers.

·     Ces efforts devront être accompagnés par ceux de la mère qui doit cesser d’inférioriser sa fille à la maison. Une campagne dans le cadre des CA devra initier les mères à répartir indistinctement les tâches entre leurs enfants et à les inciter à considérer les études comme la source la plus stable de la vie adulte.

·     Création de « Centres d’alphabétisation » — CA dans toutes les paroisses et les écoles  primaires et secondaires des villages en faveur des adultes analphabètes.

Formation proprement dite :

Tout en considérant la Loi Cadre de l’Enseignement (LCE) en vigueur dans le pays, l’école d’après guerre au Sankuru devra opter pour une diversification assez précoce des filières et des matières à enseigner, surtout au niveau secondaire.

Un accent particulier sera mis sur :

·     les langues étrangères (LE) et l’Otetela Standardisé (OS);

·     la Morale et le civisme;

·     l’initiation à l’ordinateur (informatique);

·     l’économie politique;

·     la biologie humaine (anatomie et physiologie);

·     l’environnement;

·     l’histoire et la géographie du Sankuru.

Des rudiments bien planifiés de notions dans ces domaines - clés du développement intégré et intégral seraient donnés dès le degré moyen de l’école primaire au Sankuru d’après-guerre. La bibliothèque scolaire et l’Internet seront installés et/ou réfectionnés.

Formation des formateurs :

Pour autant que (a) on ne peut bien enseigner que ce que l’on comprend soi-même bien, (b) la plupart des échecs des apprenants proviennent de leurs  formateurs, les enseignants devront être continuellement formés, chacun dans sa spécialité.

·     Au niveau supérieur et universitaire : la Commission Permanente d’Etudes (CPE) à l’instar ou dans le cadre de celle du Ministère de l’ESURS.
Activités: Séminaires pédagogiques à l’intention des  enseignants; Conférences-débats universitaires; Diffusion de documents de vulgarisation, fruit des recherches sur le terrain.

·     Au niveau primaire et secondaire : Centre d’Animation et de Diffusion Pédagogique (CANDIP) dirigé par et installé à l’ISP ou aux ISP.
Activités : Séminaires pédagogiques à l’intention des  enseignants sur les divers thèmes du savoir scientifique en évolution , la méthodologie et la déontologie;Stages de perfectionnement ; La diffusion pédagogique des documents; La diffusion pédagogique à la radio (rurale); La formation permanente de courte durée dans les domaines spécifiques (langues, sciences, informatique , économie, environnement, etc.) ; La recherche appliquée; Des conférences-débats régulières animées par les enseignants à l’intention des élèves du secondaire sur les sujets d’actualité.

·     Les responsables académiques et départementaux veilleront avec les corps d'inspection, à ce que les stages portant sur des contenus disciplinaires intègrent bien les activités traditionnelles du Candip et CPE. Des sessions spécifiques devront également être organisées sur les connaissances et les valeurs qui doivent fonder l'intervention des enseignants dans ces domaines, et sur les méthodes permettant de maîtriser un débat entre élèves.

De la sélection du personnel enseignant et des élèves :

Sans préjudice des dispositions de la LCE en vigueur dans le pays, le délabrement du tissu socio-économique ainsi que les objectifs du PEAGS :

·     le recrutement des enseignants tiendra compte des critères de compétence et de moralité. Cependant, ces critères seront quelque peu allégés dans les deux premières années sous condition d’une formation continue dans le cadre du CANDIP et de la CPE.

·     l’inscription des élèves se fera à l’issue d’un l’examen du dossier scolaire, du test d’admission et de l’âge réel du candidat. Cependant , en vue d’éviter d’éventuels traumatismes des jeunes élèves en classe, les candidats très âgés s seront orientés  vers des formations appropriées ou placés dans des classes pour élèves âgés, CEA.

Du rapprochement de l’école et la société :

L’école ne devra pas être une structure extra-sociale. Aussi sa mission ne serait-elle pas d’aider l’enfant à s’intégrer dans la société. L’école, c’est l’une des structures de la société et donc, la société elle-même. Son rôle sera donc de conscientiser le jeune à la fois sur son utilité personnelle en tant que valeur sociale et sur l’imminence de la contribution  positive attendue de lui par celle-ci.

Dans ce contexte, comme l’affirme A. Jaquard dans son célèbre ouvrage Inventer l’Homme, « la science n’est science que par sa capacité à résoudre un problème de société ». L’école devient alors un cadre social efficace pour « le solving » de problèmes sociaux au moyen de la recherche scientifique. Celle-ci devra se focaliser sur les questions d’intérêt local d’abord.

A titre d’exemple, grâce à la science, la disponibilité en protéines d’origine fongique (champignon) n’est plus saisonnière. Très riches  en protéines, les champignons comestibles peuvent être cultivés et rendus disponibles sur le marché du Sankuru à tout moment. La culture des champignons est un exercice moins onéreux en termes aussi bien de temps que d’argent. Elle peut être réalisée par un ou quelques étudiants sous l’égide d’un enseignant. Une fois l’essai conclu, les résultats devront franchir le cap expérimental du laboratoire pour atteindre celui de la consommation au niveau macro-social. Il se posera alors naturellement une question de fructification à grande échelle et de vulgarisation. Ce stade requiert des structures appropriées qui constituent le pont entre la micro-société créatrice, MSCr, (école) et la macro-société consommatrice, MSCo, (Pop). C’est à ce stade qu’interviendront des Sociétés Savantes, SS, (Société Écologique, Société Microbiologique, Société Pédagogique, Société Agricole, Société géologique, Société Économico-Commerciale, Société Géographique,  Société Informatique, …),  d’un espace géographique donné, comme le Sankuru. Feront partie des SS, des personnes physiques et morales ayant dans leurs activités traditionnelles des questions relatives au domaine scientifique faisant l’objet de la SS. Parmi elles, des scientifiques, des ONG, des investisseurs spécifiques, et si possible, des leaders d’opinion locaux spécifiques qui contribuent à la maintenance, à la viabilité et à la productivité de l’école.

Tous les domaines de la recherche ont de rapport direct ou indirect avec la vie humaine. Les différentes spécialités organisées ou a organiser dans nos(notre) université(s) et IS pourront constituer, isolément ou en association,  des SS pour les questions spécifiques qu’elles entendent résoudre au Sankuru, en RDC et/ou au monde.

Il convient de préciser que dans la conception du PEAGS, l’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Église, l’instruction morale à l’école. Il est naturel que le formateur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire et les savoirs scientifiques, leur enseigne aussi les règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage, du calcul, ou de l’hygiène. Il ne suffit pas que les élèves aient compris et retenu les leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente : ce n’est pas dans l’école, c’est surtout hors de l’école qu’on pourra juger ce qu’a valu notre enseignement. 

Comme on peut le constater, le rapprochement de l’école et la société dans le cadre du PEAGS devient simplement une forme de contrat de réussite sociale, dans une dynamique de réversibilité d’actions et de soutien mutuel entre l’école, les SS et la Population.

IV.           DES ACTEURS DU PROJET

Le PEAGS se veut globalisant et permanent dans la poursuite de ses objectifs. Son exécution fera intervenir de nombreux acteurs à différents niveaux. Les principaux sont :

·          les gestionnaires des institutions d’enseignement (EPSP et ESURS);

·          les enseignants de l’ESURS et de l’EPSP;

·          le Pouvoir Public représenté par l’Inspection et les différentes Coordinations de l’EPSP;

·          les parents;

·          les étudiants finalistes de l’ESURS en période de stage et de recherches pour les travaux de fin d’études;

·          les experts intérieurs et extérieurs.

V.             DE LA BUDGÉTISATION

Le PEAGS se veut  réaliste.  Ainsi son budget devra être discuté fixé et   fixé avec les experts présents à la CIDS.

VI.           DE L’ÉVALUATION ET DU SUIVI

Les organes chargés de l’évaluation et du suivi du PEAGS ainsi que leurs attributions respectives seront définis et discutés par la CIDS.

VII.          DES SOURCES DE FINANCEMENT

·          Des volontaires fils et filles du Sankuru;

·          Le Pouvoir public représenté par les entités administratives du Sankuru dans le cadre de la fiscalité pour le développement.

·          Des ONG de développement.

·          Des organismes internationaux ayant l’éducation dans leurs objectifs et l’Afrique dans leur champ d’action.

VIII.        DE LA CONCLUSION

Le projet de l’École d’Après-Guerre au Sankuru, PEAGS, est une initiative parmi tant d’autres conçues et à concevoir pour le développement du district du Sankuru. Il se veut globalisant et inclusif.

Sa conception est née de la nécessité de rappeler aux fils et filles du Sankuru que les différents projets d’investissement économiques qui dorment dans leurs valises sont excellents et salvateurs pour le peuple du Sankuru. Néanmoins, une fois l’exécution démarrée, ces projets  risquent d’être autant de feux de paille si l’on ne tient pas compte de la capacité réelle de la population locale à prendre conscience de ses propres responsabilités.  C’est dans ce contexte que les projets dans le secteur de l’éducation devraient, si pas être privilégier, tout au moins accompagner constamment tous les autres projets en vue de leur succès dans la durée. Le PEAGS se voudrait donc comme l’une des multiples initiatives en matière de l’éducation au Sankuru.

Compte tenu de son importance, son exécution devra être progressive horizontalement et/ou verticalement selon les disponibilités et les opportunités. Dans ce contexte, certaines stratégies du PEAGS seront susceptibles de générer des micro-projets aux lieux  et aux temps possibles.

La CIDS peut bien inscrire le présent projet comme un héritage communautaire et s’évertuer à en faire  une réalité en faveur de la jeunesse sur le sol de nos ancêtres, le Sankuru.

Fait à Jinan, le 22  Septembre 2001
Conception : Émile Etumangele ASEKE

ANNEXE-1.        Quelques ONG susceptibles de financer le PEAGS

01.          OBS(Overseas Service Bureau) ou Australian Volunteers Abroad Program [Australie]’

02.          Tear Fund Australia. The Evangelical Alliance Response [Australie].

03.          CIDSE. International Cooperation for development and Solidarity [Belgique].

04.          Oxfam Belgium [Belgique].

05.          CWY(Canada World Yougth). Jeunesse Canadien du Monde [Canada].

06.          CCI(Canadian Crossads International) [Canada].

07.          CECI(Centre canadien d’étude et de coopération internationale) [Canada].

08.          CIDA(Canadian International Development Agency) [Canada].

09.          Danchurch Aid [Danemark].

10.          Christian Aid [Grande Bretagne].

11.          Feed the Children [Grande Bretagne].

12.          Help the aged [Grande Bretagne].

13.          FINNIDA(Finnish Government Bureau for NGO Activities) [Finlande].

14.          Fondation de France [France].

15.          IBISCUS(Système d’Information pour le développement [France].

16.          ADVENIAT(Biscofliche Aktion Advenat) [Allemagne]

17.          BEGECA  [Allemagne].

18.          C.E.L.I.M. (Centro Laici Italiani per le Mission)[Italie].

19.          COSPE [Italie].

20.          JLMM(Japan Lay Missionary Morement) [Japon].

21.          DUTCH INTERCUTCH AID(Stichting Oeucumensche Hulp-SOH) [Pays-Bas].

22.          Stromme Memoral Foundation [Norvège].

23.          International Labar Office [Suisse].

24.          Africare [USA].

25.          Arthur S. Demoss Foundation [USA].

 

ANNEXE- 2.       Quelques données démographiques du district du Sankuru

Territoires

Population (1994)

Katako-Kombe

226040

Kole

112795

Lodja

343895

Lomela

101155

Lubefu

102993

Lusambo

77627

Sankuru

964505

Source: TRIAILLE, Étienne (1995) cité par Opula Lambert, Montréal ;
disponible sur
www.sankurufoundation.org/géographie.htm

 

Population du Sankuru (1994)

 

ANNEXE-3.        Estimation de la répartition des EPS par territoire

Territoires

POPULATION

1994

Nombre d’écoles

EP

ESP

Total

Katako-Kombe

226040

151

90

241

Kole

112795

75

45

120

Lodja

343895

229

138

267

Lomela

101155

68

41

109

Lubefu

102993

69

41

110

Lusambo

77627

52

31

83

Sankuru

964505

644

386

1030

 

Age
% Pop.
Nb/
15000 hab.
CycleEleves/
Cl
Classes/
Eco
Eco/
15000

6–12

16

2 400

Prim/40

6

10

13–18

11

1 680

Sec/35

8

6

 

Répartition des Écoles par Territoires Administratifs

 

ANNEXE- 4.       Une classe de l’école primaire du Sankuru sous l’occupation rebelle

Disponible sur http://www.sankurufoundation.org/Projectsdevelopments2.htm

ANNEXE- 5.       Le type de Tableau dans les écoles du Sankuru sous l’occupation

Disponible sur http://www.sankurufoundation.org/Projectsdevelopments2.htm

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