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Notes :
(a) Contexte
Les
perspectives éducatives dans la région du Sankuru d’après-guerre sont, par
essence, un projet de développement se rapportant au secteur très vital de
l’éducation. Ce projet a été conçu dans le cadre de la Conférence
Internationale sur le Sankuru sous le titre << Projet de l’Ecole d’Après-Guerre
au Sankuru, en sigle ‘ PEAGS’ >>. Dès sa conception, il a été également
référencié sous « PEAGS/EAKA/03-02/Jin/CNE ». Toute la vocabulaire est en
rapport avec ses assises jusque-là également au projet. Pour répondre à
une forte demande du texte par les filles et fils du Sankuru, nous nous
sommes ainsi résolu à le rendre disponible sur ce site. En attendant,
nous sommes disposé à répondre aux éventuelles questions des internautes.
(b) Sigles utilisés
01. CA : Centre d’Alphabétisation
02. CANDIP : Centre d’Animation et
de Diffusion Pédagogique
03. CEA : Classes pour élèves
âgés.
04. CIDS : Conférence
Internationale sur le développement du Sankuru
05. CPE : Commission Permanente d’Étude
06. EIE : Experts Intérieurs et
Extérieurs
07. EP : École primaire
08. EPF : Écoles à Prédominance
des élèves Filles
09. EPS : Écoles primaires et
secondaires
10. EPSP : Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel
11. ES : École secondaire
12. ESP : Écoles secondaires et
professionnelles
13. ESURS : Enseignement
Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique
14. ISP : Institut Supérieur
Pédagogique
15. LCE : Loi Cadre de l’Enseignement
16. LE : Langues Étrangères
17. MSCr : Micro-Société Créatrice
18. MSCo : Macro-Société
Consommatrice
19. Nep : Nombre d’écoles
primaires
20. Nesp : Nombre d’écoles
secondaires et professionnelles
21. OS : Otetela Standardisé
22. PEAGS : Projet de l’École d’Après-Guerre
au Sankuru
23. Pop : Population
24. PP : Pouvoir Public
25. SS : Société Savante
I. DE
LA MOTIVATION
L’éducation et l’instruction sont
la clé du développement. Quelle que soit l’ampleur des fonds disponibles
pour l’investissement, aucun développement ne peut se concevoir avec un
peuple analphabète et inculte. L’accélération des nouvelles technologies
entraîne plus qu’hier d’une part une nécessité pour chaque peuple de
former sa jeunesse en conséquence et d’autre part une contrainte à faire
du secteur éducatif une réelle priorité. Les savoirs, le savoir-faire,
voire le savoir-être, exigent davantage qu’avant un vocabulaire approprié
que l’on ne peut acquérir qu’à l’école. La “formation continue” sur le tas
des intellectuels adultes et travaillant a, certes, des effets non moins
considérables. Néanmoins, pour un développement durable, une formation
systématique adaptée aux exigences des nouvelles technologies reste
irremplaçable. L’école est et reste le cadre indiqué pour remplir cette
tâche avec toute l’efficacité requise.
Au Sankuru, des études menées en
1990 révèlaient déjà un faible taux de scolarisation de 65 % pour les
enfants de six ans . Lorsque l’on sait que la moyenne nationale chute à
32.24 % en 1996, et que celle-ci a toujours été supérieure à celle du
Sankuru, il y a lieu d’imaginer une baisse encore plus sensible de cet
indicateur du développement dans cette région. Des phénomènes tels que
l’exploitation artisanale du diamant, l’opération SECOPER des années 80,
le petit commerce de subsistance non réglementé, le mariage précoce, la
crise généralisée au pays depuis des décennies et les divers effets
pervers de la guerre constituent aujourd’hui des causes profondes de la
baisse dramatique du nombre de jeunes scolarisés au Sankuru.
Dans quelques rares zones
géographiques du Sankuru où l’école est restée ouverte , plusieurs
facteurs l’ont rendue à la fois moins efficace et non attractive pour la
jeunesse. Ce sont : les conditions socio-économiques des formateurs, le
délabrement de l’infrastructure scolaire, la vétusté et/ou l’inexistence
du matériel didactique, des laboratoires et des bibliothèques. Cela
apparaît encore beau. Car la réalité est une catastrophe. Nous n’en
voudrions pour preuve que des photos prises récemment au Sankuru montrant
des classes sans salle, sous un arbre, avec un tableau en trois troncs
d’arbres reliés par des lianes sauvages.
La société démocratique que le
peuple Congolais appelle de tous ses voeux, on le sait, demeure
incompatible avec une culture sans instruction. Des petits foyers de
conflits qu’il y a lieu de relever, aussi bien dans le temps que dans
l’espace au Sankuru, sont dûs pour la plupart à un niveau d’instruction
très bas de la population. Souvent, des politiciens aguerris s’en servent
sans vergogne et y trouvent les moyens de la matérialisation de leurs
ambitions. Il est donc des impératifs
face auxquels il n’y a pas raison de se soustraire. C’est le cas du combat
contre l’ignorance et l’inculture qu’il faille minimiser si pas extirper
dans une durée
relativement courte.
Un autre phénomène inquiétant est
la grande inégalité de chances entre les garçons et les filles. Ces
dernières sont perçues comme des ennemies voire des proies pour les
rapaces de tous genres. En premier lieu, l’entretien d’une tradition qui
les infériorise. Souvent, ce sont les filles que les parents envoient
tardivement à l’école et/ou en retirent le plus tôt. Même pour celles qui
y restent, le fardeau du travail domestique interfère avec les progrès
scolaires. A cela s’ajoute la présence d’autres rapaces comme le plus
proche camarade de l’école, l’exploitant de diamant, le boutiquier du
marché, l’enseignant, et même d’autres adultes nantis.
Partout dans le monde, l’éducation
des filles devient l’un des leviers les plus puissants du progrès, car
elle a un rapport étroit avec la réduction de la mortalité des mères et
des enfants, le relèvement de l’âge du mariage, l’augmentation du recours
à la contraception et, donc, la diminution de la fécondité irresponsable.
Ce faisant, en perspective d’un
environnement de guerre finissante, des mesures s’avèrent indispensables,
particulièrement dans le domaine de l’éducation. Le PEAGS, Projet
de l’Ecole-d’Après Guerre au Sankuru, s’inscrit dans ce schéma comme une
contribution à l’association d’efforts pour la reconstruction-construction
du Sankuru aux côtés d’autres initiatives semblables.
II.
DES OBJECTIFS
L’objectif général du Projet EAGS
est le relèvement du niveau d’instruction sur toute l’étendue du district
du Sankuru. Cet objectif peut être éclaté en:
· une
hausse du taux de scolarisation des enfants dès l’école primaire;
· une
amélioration de la qualité de l’enseignement, lequel deviendra plus
compétitif;
·
une scolarisation plus active des
filles;
· une
baisse de la déperdition scolaire;
· une
répartition géographique équitable des institutions d’enseignement tenant
compte, surtout, de la démographie et des spécificités des ressources
naturelles du Sankuru;
· un
rapprochement de l’école et de la société;
· une
hausse du taux d’alphabétisation dans la population adulte des campagnes
et des centres administratifs.
Que cela veut dire ?
Toutes les objectifs secondaires
du PEAGS sont heureusement en intersection avec la politique nationale en
matière de l’éducation. Certains ont été des réalités dans un passé
récent.
En effet dans les années 70~80,
l’école du Sankuru figurait sur la liste de meilleures écoles du pays. Des
jeunes congolais/zaïrois venaient de toutes les provinces pour apprendre
les savoirs nécessaires. Par exemples, les élèves non autochtones étaient
indiscutablement majoritaires à l’École Technique de Lodja. Il serait
possible que jusqu’à ce jour en RDC, le meilleur diplôme d’État ou
équivalant en terme de pourcentages ait été obtenu, au Petit Séminaire
Onema-Ototo, par un fils du Sankuru, formé au Sankuru par les enseignants
du Sankuru. Les exemples sont legion pour convaincre du caractère
compétitif de l’école d’hier au Sankuru. Par ailleurs, c’est avec
satisfaction que la police des Collectivités Locales d’alors sillonnaient
les villages aux heures de classe pour rechercher les enfants d’âge
scolaire qui trimballaient au village, et les parents de ceux-ci étaient
interpellés. C’était l’une des stratégies en faveur de l’augmentation du
taux de scolarisation, quand bien même les faits de la gratuité de
l’enseignement primaire et du niveau de vie socio-économique des parents y
aient été pour beaucoup. De toutes les façons, il n’est pas utopique de
rééditer ces exploits d’hier au Sankuru. L’important sera de s’activer
pour rendre l’exécution de projets y relatifs effective et rentable tenant
compte des spécificités de la région.
III.
DES STRATÉGIES
Faire un état des lieux sur :
· les
institutions d’enseignement existant à tous les niveaux (universitaire,
supérieur, secondaire et primaire);
· les
institutions d’enseignements qui ont disparu et les causes respectives de
leur disparition;
· les
nouveaux sites pour l’installation ou la création des nouvelles
institutions d’enseignement.
Estimation du nombre
d’institutions d’enseignement supérieur et universitaire :
· une
grande université avec des facultés réparties sur toute l’étendue du
Sankuru. Chaque territoire administratif abritera, au moins, une faculté,
soit un total d’au moins six facultés.
· trois
instituts supérieurs au moins dont un au moins pour deux territoires
administratifs proches.
Estimation du nombre
d’institutions d’enseignement primaire et secondaire :
· Pour
une population de 15.000 habitants: 10 écoles primaires et 6 écoles
secondaires. Il y aura près 1030 écoles au total, dont 644 primaires et
386 secondaires et professionnelles.
· Des
maxima de 40 et de 35 élèves respectivement pour les classes du primaire
et du secondaire.
Activation de la formation des
élèves filles :
· L’on
a pensé que la mixtion des élèves filles et garçons introduite dans les
années 80 chez les catholiques et plus tôt dans les autres réseaux
d’enseignement allait apporter plus d’activation qui réparerait la
froideur de la plupart des filles pendant et après la formation. Hélas !
Cette voie n’a fait que jeter de chèvres dans la cage de léopards, où ces
derniers se sont réjouis de la disponibilité permanente de leur proie.
Plus qu’avant, les talents féminins ont été réduits, voire étouffés. De
surcroît, beaucoup de filles ont trouvé en camarades garçons, des
nécessiteux affectifs qu’il faut servir au seul prix de faire des travaux
scolaires à leur place.
· Pour
aider les filles à travailler avec la même intensité que les garçons, à
rester aussi longtemps que ceux-ci à l’école et à y évoluer aussi loin
qu’eux dans la formation, des mesures incitatives pourront être
envisagées : (1) des écoles non-mixtes (filles et garçons séparés) dans
les grands centres. A défaut, instituer des EPF, écoles expérimentales à
prédominance obligatoire ( 70 à 80 %)des élèves filles.(2) Accorder des
facilités spéciales aux élèves filles dans les écoles où elles sont
rares(réduction progressive des frais scolaires au fur et à mesure qu’une
fille monte de classes).(3) Organisation des compétitions culturelles
primées, octroyant des petites bourses locales ou d’ailleurs par les SS,
l’école et/ou par les tiers.
· Ces
efforts devront être accompagnés par ceux de la mère qui doit cesser
d’inférioriser sa fille à la maison. Une campagne dans le cadre des CA
devra initier les mères à répartir indistinctement les tâches entre leurs
enfants et à les inciter à considérer les études comme la source la plus
stable de la vie adulte.
· Création
de « Centres d’alphabétisation » — CA dans toutes les paroisses et les
écoles primaires et secondaires des villages en faveur des adultes
analphabètes.
Formation proprement dite :
Tout en considérant la Loi Cadre
de l’Enseignement (LCE) en vigueur dans le pays, l’école d’après guerre au
Sankuru devra opter pour une diversification assez précoce des filières et
des matières à enseigner, surtout au niveau secondaire.
Un accent particulier sera mis sur
:
· les
langues étrangères (LE) et l’Otetela Standardisé (OS);
· la
Morale et le civisme;
· l’initiation
à l’ordinateur (informatique);
· l’économie
politique;
· la
biologie humaine (anatomie et physiologie);
· l’environnement;
· l’histoire
et la géographie du Sankuru.
Des rudiments bien planifiés de
notions dans ces domaines - clés du développement intégré et intégral
seraient donnés dès le degré moyen de l’école primaire au Sankuru
d’après-guerre. La bibliothèque scolaire et l’Internet seront installés
et/ou réfectionnés.
Formation des formateurs :
Pour autant que (a) on ne peut
bien enseigner que ce que l’on comprend soi-même bien, (b) la plupart des
échecs des apprenants proviennent de leurs formateurs, les enseignants
devront être continuellement formés, chacun dans sa spécialité.
· Au
niveau supérieur et universitaire
: la Commission Permanente d’Etudes (CPE) à l’instar ou dans le cadre de
celle du Ministère de l’ESURS.
Activités: Séminaires pédagogiques à l’intention des enseignants;
Conférences-débats universitaires; Diffusion de documents de
vulgarisation, fruit des recherches sur le terrain.
· Au
niveau primaire et secondaire :
Centre d’Animation et de Diffusion Pédagogique (CANDIP) dirigé par et
installé à l’ISP ou aux ISP.
Activités : Séminaires pédagogiques à l’intention des enseignants
sur les divers thèmes du savoir scientifique en évolution , la
méthodologie et la déontologie;Stages de perfectionnement ; La diffusion
pédagogique des documents; La diffusion pédagogique à la radio (rurale);
La formation permanente de courte durée dans les domaines spécifiques
(langues, sciences, informatique , économie, environnement, etc.) ; La
recherche appliquée; Des conférences-débats régulières animées par les
enseignants à l’intention des élèves du secondaire sur les sujets
d’actualité.
· Les
responsables académiques et départementaux veilleront avec les corps
d'inspection, à ce que les stages portant sur des contenus disciplinaires
intègrent bien les activités traditionnelles du Candip et CPE. Des
sessions spécifiques devront également être organisées sur les
connaissances et les valeurs qui doivent fonder l'intervention des
enseignants dans ces domaines, et sur les méthodes permettant de maîtriser
un débat entre élèves.
De la sélection du personnel
enseignant et des élèves :
Sans préjudice des dispositions de
la LCE en vigueur dans le pays, le délabrement du tissu socio-économique
ainsi que les objectifs du PEAGS :
· le
recrutement des enseignants tiendra compte des critères de compétence et
de moralité. Cependant, ces critères seront quelque peu allégés dans les
deux premières années sous condition d’une formation continue dans le
cadre du CANDIP et de la CPE.
· l’inscription
des élèves se fera à l’issue d’un l’examen du dossier scolaire, du test
d’admission et de l’âge réel du candidat. Cependant , en vue d’éviter
d’éventuels traumatismes des jeunes élèves en classe, les candidats très
âgés s seront orientés vers des formations appropriées ou placés dans des
classes pour élèves âgés, CEA.
Du rapprochement de l’école et
la société :
L’école ne devra pas être une
structure extra-sociale. Aussi sa mission ne serait-elle pas d’aider
l’enfant à s’intégrer dans la société. L’école, c’est l’une des structures
de la société et donc, la société elle-même. Son rôle sera donc de
conscientiser le jeune à la fois sur son utilité personnelle en tant que
valeur sociale et sur l’imminence de la contribution positive attendue de
lui par celle-ci.
Dans ce contexte, comme l’affirme
A. Jaquard dans son célèbre ouvrage Inventer l’Homme, « la science
n’est science que par sa capacité à résoudre un problème de société ».
L’école devient alors un cadre social efficace pour « le solving » de
problèmes sociaux au moyen de la recherche scientifique. Celle-ci devra se
focaliser sur les questions d’intérêt local d’abord.
A titre d’exemple, grâce à la
science, la disponibilité en protéines d’origine fongique (champignon)
n’est plus saisonnière. Très riches en protéines, les champignons
comestibles peuvent être cultivés et rendus disponibles sur le marché du
Sankuru à tout moment. La culture des champignons est un exercice moins
onéreux en termes aussi bien de temps que d’argent. Elle peut être
réalisée par un ou quelques étudiants sous l’égide d’un enseignant. Une
fois l’essai conclu, les résultats devront franchir le cap expérimental du
laboratoire pour atteindre celui de la consommation au niveau macro-social.
Il se posera alors naturellement une question de fructification à grande
échelle et de vulgarisation. Ce stade requiert des structures appropriées
qui constituent le pont entre la micro-société créatrice, MSCr, (école) et
la macro-société consommatrice, MSCo, (Pop). C’est à ce stade
qu’interviendront des Sociétés Savantes, SS, (Société Écologique, Société
Microbiologique, Société Pédagogique, Société Agricole, Société
géologique, Société Économico-Commerciale, Société Géographique, Société
Informatique, …), d’un espace géographique donné, comme le Sankuru.
Feront partie des SS, des personnes physiques et morales ayant dans leurs
activités traditionnelles des questions relatives au domaine scientifique
faisant l’objet de la SS. Parmi elles, des scientifiques, des ONG, des
investisseurs spécifiques, et si possible, des leaders d’opinion locaux
spécifiques qui contribuent à la maintenance, à la viabilité et à la
productivité de l’école.
Tous les domaines de la recherche
ont de rapport direct ou indirect avec la vie humaine. Les différentes
spécialités organisées ou a organiser dans nos(notre) université(s) et IS
pourront constituer, isolément ou en association, des SS pour les
questions spécifiques qu’elles entendent résoudre au Sankuru, en RDC et/ou
au monde.
Il convient de préciser que dans
la conception du PEAGS, l’instruction religieuse appartient aux familles
et à l’Église, l’instruction morale à l’école. Il est naturel que le
formateur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire et
les savoirs scientifiques, leur enseigne aussi les règles élémentaires de
la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles
du langage, du calcul, ou de l’hygiène. Il ne suffit pas que les élèves
aient compris et retenu les leçons ; il faut surtout que leur caractère
s’en ressente : ce n’est pas dans l’école, c’est surtout hors de l’école
qu’on pourra juger ce qu’a valu notre enseignement.
Comme on peut le constater, le
rapprochement de l’école et la société dans le cadre du PEAGS devient
simplement une forme de contrat de réussite sociale, dans une dynamique de
réversibilité d’actions et de soutien mutuel entre l’école, les SS et la
Population.
IV.
DES ACTEURS DU PROJET
Le PEAGS se veut globalisant et
permanent dans la poursuite de ses objectifs. Son exécution fera
intervenir de nombreux acteurs à différents niveaux. Les principaux sont :
·
les gestionnaires des institutions
d’enseignement (EPSP et ESURS);
·
les enseignants de l’ESURS et de l’EPSP;
·
le Pouvoir Public représenté par l’Inspection
et les différentes Coordinations de l’EPSP;
·
les parents;
·
les étudiants finalistes de l’ESURS
en période de stage et de recherches pour les travaux de fin d’études;
·
les experts intérieurs et
extérieurs.
V.
DE LA BUDGÉTISATION
Le PEAGS se veut réaliste. Ainsi
son budget devra être discuté fixé et fixé avec les experts présents à
la CIDS.
VI.
DE L’ÉVALUATION ET DU SUIVI
Les organes chargés de
l’évaluation et du suivi du PEAGS ainsi que leurs attributions respectives
seront définis et discutés par la CIDS.
VII.
DES SOURCES DE FINANCEMENT
·
Des volontaires fils et filles du
Sankuru;
·
Le Pouvoir public représenté par les
entités administratives du Sankuru dans le cadre de la fiscalité pour le
développement.
·
Des ONG de développement.
·
Des organismes internationaux ayant
l’éducation dans leurs objectifs et l’Afrique dans leur champ d’action.
VIII.
DE LA CONCLUSION
Le projet de l’École d’Après-Guerre
au Sankuru, PEAGS, est une initiative parmi tant d’autres conçues et à
concevoir pour le développement du district du Sankuru. Il se veut
globalisant et inclusif.
Sa conception est née de la
nécessité de rappeler aux fils et filles du Sankuru que les différents
projets d’investissement économiques qui dorment dans leurs valises sont
excellents et salvateurs pour le peuple du Sankuru. Néanmoins, une fois
l’exécution démarrée, ces projets risquent d’être autant de feux de
paille si l’on ne tient pas compte de la capacité réelle de la population
locale à prendre conscience de ses propres responsabilités. C’est dans ce
contexte que les projets dans le secteur de l’éducation devraient, si pas
être privilégier, tout au moins accompagner constamment tous les autres
projets en vue de leur succès dans la durée. Le PEAGS se voudrait donc
comme l’une des multiples initiatives en matière de l’éducation au Sankuru.
Compte tenu de son importance, son
exécution devra être progressive horizontalement et/ou verticalement selon
les disponibilités et les opportunités. Dans ce contexte, certaines
stratégies du PEAGS seront susceptibles de générer des micro-projets aux
lieux et aux temps possibles.
La CIDS peut bien inscrire le
présent projet comme un héritage communautaire et s’évertuer à en faire
une réalité en faveur de la jeunesse sur le sol de nos ancêtres, le
Sankuru.
Fait
à Jinan, le 22 Septembre 2001
Conception : Émile Etumangele ASEKE
ANNEXE-1. Quelques ONG
susceptibles de financer le PEAGS
01.
OBS(Overseas
Service Bureau) ou Australian Volunteers Abroad Program [Australie]’
02.
Tear Fund Australia. The
Evangelical Alliance Response [Australie].
03.
CIDSE.
International Cooperation for development and Solidarity [Belgique].
04.
Oxfam
Belgium [Belgique].
05.
CWY(Canada
World Yougth). Jeunesse Canadien du Monde [Canada].
06.
CCI(Canadian
Crossads International) [Canada].
07.
CECI(Centre
canadien d’étude et de coopération internationale) [Canada].
08.
CIDA(Canadian
International Development Agency) [Canada].
09.
Danchurch Aid [Danemark].
10.
Christian Aid [Grande Bretagne].
11.
Feed the Children [Grande Bretagne].
12.
Help the aged [Grande Bretagne].
13.
FINNIDA(Finnish
Government Bureau for NGO Activities) [Finlande].
14.
Fondation de France [France].
15.
IBISCUS(Système
d’Information pour le développement [France].
16.
ADVENIAT(Biscofliche
Aktion Advenat) [Allemagne]
17.
BEGECA
[Allemagne].
18.
C.E.L.I.M.
(Centro Laici Italiani per le Mission)[Italie].
19.
COSPE
[Italie].
20.
JLMM(Japan
Lay Missionary Morement) [Japon].
21.
DUTCH INTERCUTCH AID(Stichting
Oeucumensche Hulp-SOH) [Pays-Bas].
22.
Stromme Memoral Foundation [Norvège].
23.
International Labar Office [Suisse].
24.
Africare [USA].
25.
Arthur S. Demoss Foundation [USA].
ANNEXE- 2. Quelques
données démographiques du district du Sankuru
|
Territoires |
Population
(1994) |
|
Katako-Kombe |
226040 |
|
Kole |
112795 |
|
Lodja |
343895 |
|
Lomela |
101155 |
|
Lubefu |
102993 |
|
Lusambo |
77627 |
|
Sankuru |
964505 |
Source:
TRIAILLE, Étienne (1995) cité par Opula Lambert, Montréal ;
disponible sur
www.sankurufoundation.org/géographie.htm
|
Population du Sankuru (1994) |
|
|
ANNEXE-3. Estimation de
la répartition des EPS par territoire
|
Territoires |
POPULATION
1994 |
Nombre
d’écoles |
|
EP |
ESP |
Total |
|
Katako-Kombe
|
226040 |
151 |
90 |
241 |
|
Kole
|
112795 |
75 |
45 |
120 |
|
Lodja
|
343895 |
229 |
138 |
267 |
|
Lomela
|
101155 |
68 |
41 |
109 |
|
Lubefu
|
102993 |
69 |
41 |
110 |
|
Lusambo
|
77627 |
52 |
31 |
83 |
|
Sankuru
|
964505 |
644 |
386 |
1030 |
Age
|
% Pop.
|
Nb/
15000 hab.
|
CycleEleves/
Cl
|
Classes/
Eco
|
Eco/
15000
|
|
6–12 |
16 |
2 400 |
Prim/40 |
6 |
10 |
|
13–18 |
11 |
1 680 |
Sec/35 |
8 |
6 |
|
Répartition des Écoles par
Territoires Administratifs |
|
|
ANNEXE- 4. Une classe de
l’école primaire du Sankuru sous l’occupation rebelle
Disponible sur
http://www.sankurufoundation.org/Projectsdevelopments2.htm
ANNEXE- 5. Le type de
Tableau dans les écoles du Sankuru sous l’occupation
Disponible sur
http://www.sankurufoundation.org/Projectsdevelopments2.htm |