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Questions à l’Abbé Symphorien Lopoke

L’intégrité de l’interview conduite par La Modération du Sankuru Forum Otemakalanga.

1. Sankuruforum (SF): Monsieur l’Abbé bonjour ! Pour avoir étudié et travaillé longtemps (et même jusqu’à présent) en dehors du Sankuru et du Diocèse de Tshumbe, beaucoup de gens ne vous connaissent pas ou vous connaissent très mal. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mr. L’Abbé Symphorien Lopoke (Mr. A. SL): Bien merci pour l’opportunité que Sankuruforum m’offre pour m’adresser à ses membres et, par eux, à beaucoup d’autres fils et filles de notre Sankuru. Je suis bien connu chez-nous. C’est peut-être le Sankuru de la diaspora qui me connaît mal. Je suis Symphorien Lopoke Ohamamboya, fils de Feu Papa Emile Ohamamboya et de Maman Otakotsha Julienne. Agé aujourd’hui de trente-sept ans, j’ai été ordonné prêtre diocésain de Tshumbe le 21 août 1994 en la place Sacré cœur de Jésus à Lodja Saint Désiré, par feu Mgr Albert Yungu. J’ai fait mes études primaires, secondaires et une année post-secondaire à Lodja St Désiré. Pour ma formation sacerdotale et universitaire, j’ai été au grand séminaire Christ-Roi de Kabwe, au séminaire universitaire Jean-Paul II de Kinshasa et aux Facultés Catholiques de Kinshasa. Présentement, je suis en mission pour le compte du diocèse de Tshumbe au diocèse de Sioux Falls et je complète mes études doctorales en Droit canonique à la Catholic University of America à Washington DC. Je suis bien connu des sankurois qui ont vécu à Lodja parce que non seulement je suis né là, mais aussi, hormis le temps d’occupation du sankuru par les forces rwandaises, j’y vais au moins une fois chaque année pour le service de l’Église. Je suis toujours en dehors du diocèse mais toujours envoyé par le diocèse et étudiant ou travaillant pour le diocèse.

2. SF: Quelle a été votre principale activité après votre ordination sacerdotale?

Mr. A. SL: La formation des prêtres. J’ai passé au moins 7 ans à former des jeunes gens pour le ministère sacerdotal. A cette formation sacerdotale s’ajoute mon métier de juriste canoniste que je pratique avec une dévotion particulière.

3. SF : Il y a presque un an aujourd’hui l’Église catholique venait de traverser un moment historique avec le décès du Pape Jean Paul II et l’élection du Pape Benoît XVI. En tant que spécialiste en droit canonique, comment avez-vous apprécié ces évènements ? Et quelles explications pouvez-vous en donner aux Sankurois ?

Mr. A. SL : Le décès est le mode ordinaire par lequel un Souverain Pontife perd son office. L’élection légitime par les Cardinaux de la sainte Église romaine est, quant à elle, l’unique mode d’acquisition de l’office du souverain pontificat. Ce que nous venions de vivre ne sort donc pas de la norme et est même conforme à la tradition bimillénaire de l’Église catholique. En ce qui concerne le Sankuru, je crois savoir que sa population catholique est estimée à plus ou moins 45% d’habitants. Par le décès du serviteur de Dieu Jean-Paul II, les 45% des sankuroises et sankurois ont perdu leur chef spirituel. Et comme par promesse ferme du divin Fondateur de l’Église il doit toujours y avoir un Petrus sur qui le Seigneur bâtit son Église (Mth 16,18), les fidèles sankurois ont chaleureusement accueilli Benoît XVI, le nouveau successeur de l’apôtre Pierre sur le trône de Rome. Nous avons perdu un grand Papa, nous en avons eu un autre. Jean Paul le Grand est parti, Benoit XVI nous a été donné. C’est Dieu qui l’a voulu ainsi. Comme qui dirait en otetela : «Wonya kassha, Wonya koosa. Dakossha Wonya keemeekila.»

4. SF : Nous vous connaissons un bon Canoniste. Votre renommée dans cette matière a dépassé les frontières du Congo. Vous avez animé des cours et des conférences en droit canonique, vous avez gagné des procès remarquables au sein de l’Église en tant qu’avocat au Tribunal ecclésiastique de Kinshasa, vous avez même présidé le Tribunal ecclésiastique de Kananga. Nous savons aussi que vous êtes rare dans ce domaine en tant que prêtre de Tshumbe. Pouvez-vous expliquer un peu aux Sankurois quel est le rôle du droit canonique dans l’Église ?

Mr. A. SL : La matière juridique ecclésiastique concerne avant tout les ‘fidèles du Christ’ que l’on peut définir, de manière succincte, comme étant ceux qui, en tant qu’incorporés au Christ par le saint baptême, sont constitués en peuple de Dieu et qui, pour cette raison, faits participants à leur manière à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, sont appelés à exercer, chacun selon sa condition propre, la mission que Dieu a confiée à l’Église pour qu’elle l’accomplisse dans le monde. Cette Église dont les fidèles sont membres, constituée et organisée en ce monde comme une société, subsiste dans l’Église catholique gouvernée par le Pape, successeur de Pierre, et les Évêques, successeurs des apôtres, en communion avec lui. En tant que société, l’Église catholique dispose des lois et règlements qui la régissent et qui réglementent l’exercice des fonctions de chaque membre. C’est l’ensemble de ces lois et règlements que nous appelons Droit canonique. Le rôle du Droit canonique c’est donc de régir et de réglementer la vie et l’exercice des fonctions des membres de l’Église.

5. SF : Quel est l’impact que peut avoir le droit canonique dans la vie quotidienne de nos chrétiens? Pour quels cas peut-on saisir le Tribunal ecclésiastique ? Pour les conflits conjugaux ? Pour les litiges interpersonnelles ? Pour les contentieux avec ou entre ecclésiastiques ?

Mr. A. SL : Le droit canonique embrasse et couvre tous les aspects de la vie d’un fidèle du Christ. La liturgie, les dévotions personnelles, l’éducation, l’administration, les rapports interpersonnels, la gestion des personnes et des biens etc. sont réglementées par le Droit canonique. En Droit canonique il existe toutes les branches que l’on trouve dans le droit séculier. Je ne vous surprendrai pas de vous dire qu’il existe même un droit maritime canonique. En matière judiciaire, il faut noter que l’Église jouit du droit inné de connaître de tous les litiges et contentieux de ses fidèles. Tout fidèle (clerc ou laïc) peut donc saisir les tribunaux ecclésiastiques pour tous les cas auxquels vous faites allusion. Sans porter préjudice au droit du bras séculier, le tribunal ecclésiastique adjudique même des procès pénaux. Au pénal, les fidèles délinquants sont ainsi sujets à un double procès, celui du bras séculier et celui ecclésiastique. Seulement voilà : le procès pénal canonique s’attaque plus à la délinquance qu’au délinquant lui-même, et il ne constitue qu’un moyen ultime, comme le sont d’ailleurs l’infliction et la déclaration des peines canoniques elles-mêmes, pour le rétablissement de la justice, la réparation du scandale et l’amendement du coupable. Le législateur canonique stipule, en effet, que l’ordinaire (l’autorité) prendra soin de n’entamer aucune procédure judiciaire ou administrative en vue d’infliger ou de déclarer une peine que s’il est assuré que la correction fraternelle, la réprimande ou les autres moyens de sa sollicitude pastorale ne peuvent suffisamment réparer le scandale, rétablir la justice, amender le coupable. J’ajoute qu’en matière administrative, dans l’Église, il n’y que les décrets pontificaux qui ne connaissent ni appel ni recours.

6. SF: Dans les pays occidentaux on parle de l’annulation des mariages par les tribunaux ecclésiastiques. Voudriez-vous nous en dire quelque chose ? Le mariage catholique n’est-il plus indissoluble ?

Mr. A. SL: L’enseignement séculaire de l’Église est que le mariage validement célébré et consommé ne peut être dissout par aucune puissance humaine, ni par aucune cause sauf par la mort. Même le pouvoir des clés du successeur de Pierre n’atteint pas cette institution matrimoniale. Toutefois, cet enseignement sur l’indissolubilité du contrat matrimonial sacramentaire renferme des subtilités juridiques difficilement détectables par un non initié. J’en tire deux seulement pour raison d’illustration: validement célébré d’une part, et consommé d’autre part. Si deux époux décident de se séparer avant la consommation de leur union, ils peuvent introduire une requête et recevoir un rescrit leur accordant la liberté de contracter un autre mariage avec la personne de leur choix. C’est une faveur que le Successeur de Pierre peut accorder. Un mariage validement célébré et non consommé peut être dissout par le Pape. La non cohabitation des parties après la célébration du mariage ainsi que le certificat médical attestant la virginité de la femme au jour de séparation peuvent faciliter la preuve de la non consommation. En effet, la consommation du mariage c’est la pénétration par voie humaine de l’organe génital de l’époux suivie du dépôt de la semence dans la cavité maternelle de l’épouse. La tradition de l’Église veut que les mariés deviennent effectivement un après la consommation suivant la célébration. Un mariage non consommé peut donc être dissout, les époux n’étant pas encore devenus une seule chair. Ce qui est difficile à établir, c’est la non validité d’une célébration matrimoniale d’autant plus que le mariage jouit de la faveur du droit. Les tribunaux matrimoniaux sont là pour déclarer la validité ou l’invalidité des mariages contestés soit par les époux, soit par le ministère public (promoteur de justice). Il ne s’agit donc pas d’annuler un mariage, encore moins d’accorder le divorce. Il s’agit de constater si l’union longtemps regardée comme un mariage était ou pas un mariage selon les prescriptions de l’Église. L’on se base soit sur l’existence d’un empêchement, soit sur l’incapacité d’au moins une des parties à contracter, ou encore sur l’habilité du ministre assistant à la célébration au jour même de la célébration. Le contrat matrimonial sacramentaire n’est pas prescriptible. Le séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc d’arbre en crocodile, dit-on.

7. SF: Existe-t-il des droits que les fidèles peuvent se voir reconnaître au sein de l’Église ?

Mr. A. SL : Bien sûr que oui. Je peux vous citer ici de manière indicative les droits fondamentaux dont jouissent les fidèles ainsi que les obligations auxquelles ils sont astreints. Le principe est que l’on n’oblige pas si on ne peut pas garantir les droits fondamentaux ; et que l’on ne fasse pas prévaloir ses droits lorsqu’on ne s’acquitte pas de ses obligations. Ce n’est pas un cercle vicieux. C’est un cercle vertueux. Commençons par les droits. Les fidèles jouissent du droit à se voir reconnaître l’égalité en dignité et en activité qui existe entre eux en vertu de leur régénération dans le Christ ; le droit de travailler à ce que le message divin du salut atteigne sans cesse davantage tous les hommes et toutes les femmes de tous les temps et de tout l’univers ; faire connaître aux Pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits ; donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes ; recevoir de la part des Pasteurs sacrés l’aide provenant des biens spirituels de l’Église, surtout la Parole de Dieu et les sacrements ; rendre culte à Dieu selon leur rites propre approuvé par l’autorité légitime compétente et de suivre leur forme propre de vie spirituelle qui soit toutefois conforme à la doctrine de l’Église ; fonder et diriger des associations caritatives, pieuses ou vocationnelles, et se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins ; promouvoir ou soutenir une activité apostolique ; recevoir l’éducation chrétienne ; exercer une juste liberté de recherche et d’opinion dans les disciplines sacrées de leur compétence ; choisir un état de vie ; voir protéger leur bonne réputation et l’intimité de leur vie.
Quant aux devoirs, les fidèles ont l’obligation de garder la communion avec l’Église ; remplir avec grand soin les devoirs auxquels ils sont tenus tant envers l’Église tout entière qu’envers leurs propres diocèses ; s’efforcer de mener une vie sainte et promouvoir la croissance et la sanctification de l’Église ; travailler à la propagation universel et perpétuelle du message divin du salut ; adhérer par obéissance chrétienne à l’enseignement authentique et au gouvernement légitime des Pasteurs sacrés ; donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes ; subvenir aux besoins de l’Église afin qu’elle dispose de ce qu’il faut pour le culte divin, les œuvres apostoliques et caritatives, l’honnête subsistance de ses ministres ; promouvoir la justice sociale et secourir les pauvres ; dans l’exercice de leur droits, ils doivent tenir compte du bien commun de l’Église, ainsi que des droits des autres et des devoirs qu’ils ont envers eux.

8. SF : Si vous pouvez faire profiter l’Église du Congo de votre expérience, quels conseils pouvez-vous donner en ce qui concerne l’organisation de l’ordre juridique selon le droit canonique ?

Mr. A. SL : Il faut d’abord travailler au respect des droits et obligations tant des personnes que des institutions. En ce qui concerne l’ordre juridique tant administratif que judiciaire, je dois dire que beaucoup reste encore à faire. Il faut une forte vulgarisation des normes canoniques parce qu’elles existent mais elles ne sont que très peu connues et par conséquent très peu appliquées. Il nous faut aussi un changement profond de mentalités pour le respect des principes établis auxquels nous avons librement adhéré. Mon expérience m’enseigne que l’Église n’est pas tout à fait épargnée par le désordre qui caractérise notre pays. J’ai présidé le tribunal ecclésiastique de Kananga en première instance pour les deux Kasaï et en appel pour Kinshasa, Bandundu et le Bas Congo ; j’ai présidé le tribunal ecclésiastique de Sioux Falls ici aux USA, mais l’appréhension et la compréhension du procès canonique ainsi que la soumission aux sentences et leur exécution ne sont pas à comparer entre les deux juridictions. Le même jugement peut être porté sur la gestion du personnel et des biens temporels. Il existe un effort permanent dans le sens de l’amélioration mais il nous faut viser plus loin. Nous devons travailler davantage chez-nous.

9. SF : Le projet de Constitution de la troisième république de la RDC adopté au parlement prévoit la création de 26 provinces dont celle du Sankuru, comment voyez-vous cette décision et quelles sont, selon vous, les priorités auxquelles nous devons nous attaquer ?

Mr. A. SL : Ma foi, je dois dire que la question est de savoir quelle est la nécessité urgente qui a sous-tendu la création de novelles provinces. Les représentants des composantes et entités qui forment notre parlement ne nous ont pas dit le pourquoi et le pourquoi maintenant de cette création. J’ai eu à échanger avec certains et je n’ai repéré que le sentiment d’autonomie et d’équité représentative derrière cette décision. Quant à ma vision sur la création de Sankuru comme province, je dois d’abord dire que la ‘provincialité’ d’un territoire n’affecte pas la marche de l’Église. Nous avions six provinces ecclésiastiques quand le Congo comptait six provinces. Nous en avons encore et toujours six alors que le Congo en a déjà onze ou vingt-six. Avec la division projetée de certains de nos diocèses vastes, c’est presque évident qu’il y aura de nouvelles provinces avec de nouveaux archidiocèses, mais en tout cas, pas vingt-six provinces ecclésiastiques, et surtout leurs limites ne coïncideront pas nécessairement avec les limites des provinces étatiques. Ensuite, je salue cette décision et invite les sankurois à prendre en main leur destinée. « Refusons de disparaître », comme disait feu Mgr Albert Yungu, sans oublier que dihungu doamee ko yaetee wooho. Apportons chacun notre pierre pour l’édification du Sankuru car « Oto omoo omoo koolojawo shenju. » Pour cela, nous sommes conviés à nous atteler à trois priorités à savoir, les voies et moyens de communication, la lutte contre le territorialisme, le respect des principes établis ou à établir dans la gestion de la res publica. Le ‘dimisme’ nous tue. Le lokombe hooto loonyo wa onyaande nous ronge et je parle d’expérience. L’on doit apprendre à soutenir et à encourager les bons actes posés par les uns et les autres en faveur du Sankuru. Il n’y a personne qui pourra faire cavalier seul.

10. SF : Vous voulez parler du tribalisme ou du territorialisme ?

Mr. A. SL : J’ai parlé du territorialisme puisque chez-nous on ne peut pas véritablement parler du tribalisme ou de l’ethnicité. Nous avons beau avoir des groupes linguistiques différents, les Ana Mongo forment une seule tribu. Le territorialisme doit donc être notre ennemi commun. Nous devons aimer nos territoires d’origine et travailler à leur développent. Cela est une vertu. Mais œuvrer à l’exclusion des autres ou au protectionnisme n’est pas morale. Un royaume divisé, qu’il se réclame de Dieu ou de Belzébul, ne peut que s’autodétruire. Où avons-nous caché l’héritage de Enyamba ? Ce n’est pas en excitant les populations à des propos ou des actes cocardiers que nous construirons chez-nous. Les milices aussi ne serviront qu’à la destruction de ce que nous avons construit nous-mêmes.

11. SF : Comment barrer la route aux extrémistes ?

Mr. A. SL : Nous devons identifier les leaders des extrémistes qui se retrouvent dans toutes nos cellules de base et les exposer au grand jour. Le travail que Sankuruforum a fait jusque-là est bon mais il faut dire qu’il n’est pas équilibré. Il donne l’impression de condamner les uns et de bénir les autres en les cachant. Le mal restera toujours un mal, quelle que soit son origine. Nous devons nous unir contre les séparatistes. Une arme que je trouve efficace à cet effet, c’est la règle de la compétence et de la représentativité équitable dans les structures aussi bien provinciales que nationales. Il faut accorder les mêmes chances à tous les territoires ainsi qu’à toutes les collectivités.

12. SF : Y-t-il une autre question à laquelle vous auriez aimé répondre?

Mr. A. SL : Non. Merci de l’opportunité à moi offerte de m’adresser aux nôtres. Je lance une invitation particulière aux jeunes. Forgeons notre propre histoire. Pourquoi nous laisser aliéner par un passé dont nous regrettons tous les fâcheuses conséquences ? Refusons d’hériter les événements de 1963. S’il nous faut nécessairement un héritage, prenons celui d’Enyamba. Je prie le Prince de la paix de pouvoir nous guider vers une convivialité sans hypocrisie. Les fidèles du Christ de chez-nous joueront, je l’espère, leur rôle de rassembleurs de tous ceux qui confessent le Nom de Jésus et qui l’ont réellement reconnu comme leur unique sauveur. C’est au nom de ce même Jésus que je salue tous et chacun de ceux et celles qui nous lisent et que j’invite à rejoindre la majorité silencieuse des modérés du Sankuru. Que ceux qui ont de la famille originaire des territoires différents n’accordent aucune chance aux ennemis de notre convivialité chèrement acquise. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je vous croie nombreux à voir avec moi ce qui vient lentement mais…Faisons quelque chose.

SF.: Owandji Abbé Symphorien LOPOKE, Losaka ifula (Monsieur l’Abbé Symphorien LOPOKE, merci beaucoup).

Propos recueillis par la Modération du Sankuru Forum.
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